écrits politiques
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À mes lecteurs, en quête du beau, du vrai, du juste, merci
Je lis attentivement vos messages. Je vous remercie d’avoir pris le temps de m’écrire. C’est avec grand regret que je ne puis répondre à chacun de vous.
juillet 2007

Pour que la justice triomphe

Chacun de nous réalise tôt ou tard qu’il y a deux mondes qui regardent la même chose mais ne la voient pas avec les mêmes yeux.

Il y a, d’un côté, des gens sensibles à la souffrance, qui se sentent profondément révoltés en voyant, par exemple, Israël maintenir les Palestiniens sous sa botte, faire fi de toutes les résolutions du Conseil de sécurité, agir hors la loi, en toute impunité. Il y a, de l’autre, des responsables politiques cyniques qui engagent leurs armées dans des guerres qui - comme en Iraq, en Afghanistan, en Libye - massacrent des peuples entiers ; et des simples citoyens désinformés qui n’entendent pas la voix de la conscience et cautionnent leurs crimes, ou s’en accommodent.

La guerre c’est l’horreur

La liberté de la presse n’est pas un droit pour le journaliste à dire n’importe quoi ; la liberté de la presse est un droit de tout un chacun à être correctement informé. Il est impératif que tout journaliste s’attache à montrer les intentions cachées de ceux des dirigeants qui veulent nous y conduire à la guerre, et qui s’emploient à en camoufler les conséquences terribles.

Dire le vrai, coûte que coûte

Le contrepoint à la propagande est le devoir d’informer au plus près de la vérité. Rien ne doit nous retenir de le faire.

S’agissant de la Palestine, par exemple, que nous avons visitée pour la première fois en 2002, témoigner honnêtement de la gravité des abus que l’occupant israélien inflige aux Palestiniens, cela n’est pas sans risque.

Des gens tout à fait honorables ont été accusés d’« antisémitisme », de « négationnisme », pour avoir dit nombre de vérités sur la politique génocidaire de l’Etat juif d’Israël. Un Etat fondé sur l’expulsion des natifs palestiniens, les massacres, la dépossession, l’épuration ethnique. Ce sont là des « crimes de guerre » avérés, des « crimes contre l’humanité » avérés qui n’ont jamais cessés depuis sa création en 1948 mais qui demeurent ignorés.

Nous ne sommes pas seuls à le penser

Dans ses mémoires - publiées par Actes Sud en 2010 - l’écrivain André Brink évoque la pénible impression qu’il a ressentie lors de son voyage en Palestine en 2002 : « Quand j’y repense aujourd’hui, je ne peux écarter de mon esprit le souvenir des terribles vestiges de Dachau et d’Auschwitz : si Israël ne s’est jamais lancé dans un génocide de l’ampleur de l’Holocauste, le nettoyage ethnique que cette nation inflige aux Palestiniens équivaut moralement, à une version lente et en mode mineur des camps de la mort. J’ai du mal à comprendre comment un peuple pour lequel il a été si difficile de se relever des horreurs de l’Holocauste peut ensuite infliger à d’autres ce qu’on lui a fait. »

L’omerta sur les massacres de masse par Israël doit cesser

Le devoir à une information équidistante doit primer.
«  Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » [Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948)]


Silvia Cattori est une journaliste indépendante de nationalité suisse de culture et de langue maternelle italienne (née au Tessin) dont la spécialité était l’Asie du Sud-est et l’Océan Indien. Choquée par la gravité des exactions commises par Israël en Palestine, dont elle a été témoin entre 2002 et 2006, ainsi que par la séquestration du matériel qu’elle portait sur elle [Nagra, Machintosh, Leica] à l’aéroport de Tel Aviv, elle se consacre depuis 2002 à la recherche de la vérité sur la gravité des crimes commis par l’armée occupante en Palestine et ses conséquences désastreuses pour les peuples du Moyen Orient.

Silvia Cattori

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