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Documentaire « Carnets de Syrie » d’Anastasia Popova
Le regard de Syriens sur une guerre orchestrée par l’étranger

Un documentaire impressionnant [diffusé à fin décembre 2012] réalisé, durant un séjour de 7 mois en Syrie, par la jeune journaliste russe Anastasia Popova et son équipe de Rossiya 24, sur le coût humain du conflit et l’échelle de dévastations atteintes. Pas de politique, juste le regard de Syriens ordinaires qui font corps avec leur armée. [Attention : des actes de grande cruauté]


« Carnets de Syrie » - Pas de politique, simplement des gens qui racontent leur histoire

Le documentaire « Carnets de Syrie » d’Anastasia Popova donne un aperçu précis et cruel de ce qui se passe en Syrie depuis 2011. Film courageux et éclairant que l’on ne verra jamais sur nos télévisions ni au « Festival du film et forum international sur les droits humains » (FIFDH) à Genève. Car il montre l’autre côté de la lune : c’est-à-dire dans quelles conditions de dureté extrême l’armée gouvernementale et le peuple syrien résistent face aux groupes armés forts de l’appui massif que leur apportent les puissances occidentales, les ONG humanitaires et la presse internationale.

Commentaire d’Anastasia Popova


« Mon équipe a réalisé des centaines de bulletins de nouvelles de Syrie. Ce film est une sorte de digression à partir des bulletins d’informations. Nous voulions exprimer nos émotions et nos sentiments envers les personnes que nous avons rencontrées, des choses que vous n’avez pas l’habitude de montrer dans les nouvelles. »
Fin


Quelques passages de la vidéo :

« Tous ceux qui sont allés en Syrie, savent que c’était un pays paisible, que ce genre de choses ne se passait pas, nous vivions tous sous le même toit. Chacun ayant sa propre foi et cela n’a jamais été un problème. »

« Nous sommes entourés par la nature. Partout il y a des rivières, des chutes d’eau et des arbres. Cette beauté se retrouve dans l’homme lui-même, c’est l’amour de la vie, c’est la gentillesse. Les Syriens aiment cette vie et l’associent au mot « liberté ». Mais cette crise est arrivée et l’Occident a utilisé ce mot (liberté) pour détruire cette beauté dans laquelle nous vivions. »

« Au matin, nous [les insurgés] avons commencé à tuer les habitants ; même ceux qui dormaient encore. Puis, nous les avons regroupés dans une pièce et les avons filmés pour faire en porter la responsabilité à l’armée regulière. […]

« Ils [les insurgés] ont essayé de séparer les communautés chrétiennes et musulmanes. Quand les gens ont refusé ils [les insurgés] ont tout fait sauter. » […] « Ils ne savent pas ce qu’est la foi. Ils se disent musulmans, ils ne savent rien de l’Islam. »

« Nous en avons attrapé plusieurs [d’insurgés], l’arme à la main ; ils secouaient la tête et répétaient « je n’ai rien fait ». Les analyses de sang ont révélé la présence de drogue et souvent, ils avaient de la poudre et des pilules dans les poches. »

« Comment peut-on appeler ces gens ? Opposition pacifique ? Combattants de la liberté ? C’est absurde ! Regardez ce qu’ils font ! A mon avis celui qui pense cela peut venir vérifier en Syrie. Il verrait par lui-même que partout où il y a l’armée, il y a la paix. L’armée défend son peuple, elle le protège. J’ai l’impression que ceux qui se battent de l’autre côté sont littéralement des imbéciles ; ils n’ont rien de sacré ; leur âme est vide. Ils peuvent trahir la mère patrie, mais aussi leur famille, père et mère [...] Regardez les visages de ces gens, ou plutôt de ces animaux à qui ils ressemblent le plus après tout ce qu’ils ont fait. »

Silvia Cattori

Traduction en français :
Romain Bois http://knowledge-tv.com/

Version anglaise publiée le 30 décembre 2012
http://www.silviacattori.net/article4086.html