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Les Syriens manifestent massivement leur soutien au gouvernement dans de nombreuses villes

Pendant que, à Genève, 200 ONG des droits de l’Homme, et surtout Amnesty International, montent au créneau pour accuser le président Assad des pires exactions, d’importantes manifestations -on parle de plus d’un million- de soutien au programme de réforme initié par le président Bachar al-Assad et de rejet de toute immixtion dans les affaires syriennes, ont eu lieu le 15 mars 2012 à Damas, Alep, Lattaquié, Raqqa, Hassaké, Daraa, Misyaf, à la corniche de Tartous, ainsi que dans les villes de Salhabb à Hama, d’Az-Zahraa, d’An-Nezha, d’al-Hadara, de Chayrat à Homs.

Depuis des mois les millions de Syriens sont descendus dans la rue pour exprimer leur soutien au président el-Assad et rappeler leur opposition aux opposants armés qui mettent leur pays à feu et à sang.

La coalition de 200 ONG issues de 27 pays qui, le 14 mars 2012, a demandé à la Chine et à la Russie de s’unir avec les autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU, « pour faire adopter une résolution appelant le gouvernement syrien à arrêter de bombarder aveuglément des quartiers civils et de violer le droit international, à mettre fin aux arrestations arbitraires et à la torture, à garantir un accès d’urgence aux humanitaires, aux journalistes et aux observateurs des droits de l’Homme » doit rendre des comptes au peuple syrien qui en sa majorité ne voit pas du tout ce qui se passe chez eux en Syrie comme ces ONG le voient.

On se demande à quoi cette mascarade, qui a mobilisé 200 ONG à l’ONU, doit-elle servir ?

Post scriptum du 17 mars 2012.

Jeudi 15 mars, alors que dans toutes les villes de Syrie des centaines de milliers Syriens se sont réunis pour exprimer leur soutien au gouvernement Assad, voici ce que l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) écrivait : « Ville après ville, localité après localité, les forces syriennes de sécurité utilisent leurs méthodes de terre brûlée tandis que le Conseil de sécurité (de l’ONU) est bridé par la Russie et la Chine ».

Pourquoi une telle insistance de la part des ONG de défense des droits de l’Homme à jeter de l’huile sur le feu en affirmant, comme ici HRW, que les forces du président Bachar el-Assad utilisent contre l’opposition des « méthodes de terre brûlée...ville après ville », en omettant de parler de la terreur que fait régner l’opposition armée ? Pourquoi les responsables d’Human Rights Watch ignorent-t-ils la voix des Syriens qui, comme le Dr Nadia Kohst [1], dénoncent les exactions des bandes armées ? Pourquoi ignorent-ils ces centaines de milliers de Syriens qui le 15 mars ont manifesté en agitant des drapeaux syriens, russes et chinois, pour remercier la Russie et la Chine d’avoir bloqué les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies ?

Moscou et Pékin demandent une chose simple : que les deux parties impliquées -les forces gouvernementales et les combattants - soient toutes appelées à renoncer aux armes.

URL de cet article : http://www.silviacattori.net/article2974.html

Silvia Cattori