Ils ont décidé de cesser la grève de la faim le 4 janvier 2010, après avoir obtenu que certaines de leurs revendications soient acceptées, d’autres étant encore en discussion.
Le régime répressif marocain a fini par céder aux pressions extérieures, craignant semble-t-il que le décès de ces détenus devenus squelettiques - qui ne buvaient que de l’eau et du thé sucré depuis 42 jours - ne le desserve.
Seul le détenu Sheikh Hassan Kettani - qui, lui, est toujours maintenu à l’isolement - poursuit sa grève de la faim : par ce geste mortel il entend protester contre les abus qu’il subit en prison, et dans l’espoir d’obtenir que lui soit donnée au moins une justification à son arrestation survenue il y a déjà sept ans.
Silvia Cattori