écrits politiques
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La population de Gaza pilonnée par les obus de l’armée israélienne
Ceux qui ont le pouvoir de condamner se taisent
Depuis le 3 janvier, nous n’arrivons plus à établir de communication avec les habitants, au nord de Gaza, que nous savons exposés aux bombardements, privés d’eau et d’électricité, dans l’incapacité de partir, de trouver un refuge. Il n’y a pas un endroit à Gaza qui ne soit bombardé.

Gaza, nuit du 3 au 4 janvier 2009

Ce sont des êtres Humains. Ils sont laissés sans défense.

Les autorités israéliennes les maintiennent totalement bouclés à Gaza ; une bande de terre en bord de mer qu’ils ont transformé en une sinistre prison. En violation de toutes les conventions internationales qui interdisent les punitions collectives, Israël prive depuis des années 1,6 million de personnes de liberté et de tout ce dont ils ont besoin pour vivre décemment.

Le 27 décembre, en quelques minutes Israël a déversé plus de cent tonnes de bombes : déjà 300 civils, essentiellement, ont perdu la vie ; mille autres ont été cruellement blessés.

Le 3 janvier les soldats israéliens ont commis l’inimaginable. Avec l’entier soutien des Israéliens [1] les chars sont entrés au nord de Gaza, appuyés par les frappes aériennes et la marine. Le pire est à craindre.

1,6 millions de personnes, dont 800’000 enfants, se trouvent là sous ce déluge de feu. Qu’attendent nos gouvernements - si soucieux de défendre les droits des Tibétains par exemple - pour réagir alors que l’armée israélienne bombarde Gaza sans discontinuer, depuis le 27 décembre, en faisant usage d’une nouvelle arme appelée « bunker-buster », GBU-39, dite intelligente, récemment fournie par les Etats-Unis ?

Il s’agit d’une bombe de haute précision, longue de 175 centimètres, pesant 113 kg, pouvant transpercer 90 cm de béton armé. Guidée par GPS cette bombe, une fois au sol, a une capacité de pénétration de 30 mètres de profondeur et libère 22,7 kg d’explosifs.

Israël ne permet pas aux journalistes et aux étrangers de se rendre sur place, afin que le monde ne voit pas la gravité des crimes qu’il commet contre ce peuple emprisonné.

Silvia Cattori



[1] Malgré ce carnage, selon un sondage fait le 2 janvier, 95 % des Israéliens juifs soutiennent ces bombardements.


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- Diejenigen, die die Befugnis haben zu verurteilen, schweigen