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L’Occident couvre le bombardement chimique des terroristes en Syrie

Après avoir mis en garde pendant des mois contre le danger de voir les armes chimiques syriennes tomber aux mains de groupes incontrôlés, et menacé le gouvernement syrien des pires gémonies s’il en venait à utiliser ce type d’armement contre son peuple, les pays occidentaux ont réagi avec mollesse au tir par les rebelles d’un missile contenant un gaz toxique contre la localité de Khan al-Assal (*), près d’Alep, faisant 25 morts, dont 10 militaires, et une centaine de blessés.

22 mars 2013

Washington, Paris et Londres ont mis en doute la version de Damas, au lieu de condamner les « rebelles » pour cette attaque.

Les États-Unis ont dit ne « disposer d’aucune preuve pour soutenir les accusations » sur le recours par les « rebelles » aux armes chimiques.

Pourtant, les images des victimes ne trompent personne : elles ne montrent aucune de trace de sang !

A l’instar de Washington, les Nations unies ont affirmé ne pas être en mesure de confirmer l’utilisation d’armes chimiques par les « rebelles syriens ».

Ils ont menacé la Syrie et remis sur le tapis l’option de l’intervention militaire.
Le commandant en chef de l’OTAN en Europe, l’amiral James Stavridis, a déclaré que les troupes de l’Alliance atlantique sont prêtes à mener si nécessaire une intervention militaire en Syrie semblable à celle effectuée en Libye en 2011. « Nous sommes pour le moment concentrés sur la protection de la frontière turco-syrienne. À cette fin, des batteries de missiles sol-air Patriot y ont été déployées. Nous examinons un large éventail d’opérations possibles et sommes prêts à intervenir si une décision appropriée est prise, comme cela a été le cas en Libye », a-t-il précisé.

Le ministère des Affaires étrangères syrien a, de son côté, envoyé une lettre au Conseil de sécurité des Nations Unies à ce sujet, l’appelant à « prendre ses responsabilités et à définir une limite à ces crimes de terrorisme et à ceux qui le soutiennent ». « C’est le point de départ d’un danger qui s’étendra à l’ensemble de la région, si ce n’est au monde entier », a-t-il expliqué.

La télévision officielle a montré des ambulances transportant des blessés.

« C’est comme une poudre, quand on la respire, on tombe par terre. Des enfants et des femmes ont péri », a raconté un homme au front bandé.

« C’est ça la liberté qu’ils (les rebelles) veulent, lancer des gaz toxiques et des armes chimiques. »

Un médecin dans un hôpital à Alep a affirmé que ces « produits toxiques provoquent des vomissements et une perte de conscience ».

Moscou a pour sa part déclaré disposer d’informations selon lesquelles les « rebelles » ont utilisé ce type d’armes.

Médiarama - Al-Manar , 21 mars 2013.


(*) Tombée le mois dernier aux mains du Front Al Nosra, filiale syrienne d’Al Qaïda, la localité de Khan al-Assal connue pour sa loyauté envers le régime venait d’être reprise par l’armée arabe syrienne et la population avait manifesté sa joie lorsqu’elle a été libérée par l’armée gouvernementale, raison de plus pour les « rebelles » de se venger de Khan al-Assal.

Les victimes elles-mêmes accusent les rebelles d’avoir commis cette attaque.