Un checkpoint israélien : Huwara (ICRC)
Gilo barrage à Bethleem.
Ici, ce sont de simples travailleurs de Bethléem et des villages environnants qui doivent aller s’aligner dès 4 heures du matin, attendre des heures durant, que les soldats israéliens daignent leur accorder l’autorisation de traverser le check point de Gilo (Gilo est le nom d’une des colonies juives illégales qui asphyxient Bethléem), pour pouvoir se rendre à Jérusalem et arriver à temps sur leurs lieux de travail ou d’étude.
Gilo barrage et murs enfermant la population de Bethléem
.
Ce sont des images volées, filmées à l’insu des soldats israéliens, qui montrent, mieux que des mots, que les Palestiniens sont traités quotidiennement comme des bestiaux dans les quelques 550 barrages militaires permanents qui quadrillent et paralysent la Palestine occupée.
Ces Palestiniens extraordinairement patients -présentés comme une menace par Israël- cherchent simplement à se déplacer d’une ville à l’autre. C’est là une manière pour l’occupant israélien de les humilier, de les déshumaniser.
Ces images illustrent la cruauté de colonisateurs racistes protégés par les grandes puissances et les organisations juives dans le monde ; la cruauté d’un Etat raciste qui n’a de cesse d’inventer des mesures de plus en plus contraignantes et répressives pour soumettre un peuple qui ne se rend pas.
Tout cela est indigne d’un Etat quel qu’il soit !
Dans quel pays, à part Israël, une armée n’a-t-elle jamais soumis, aussi longtemps et à autant de persécutions et d’humiliations, un peuple qui vit légitimement sur sa terre ?
Le silence de nos gouvernements « démocratiques », face à de pareilles injustices, nous ne devons jamais cesser de le dénoncer.
Silvia Cattori