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Chronique de Bernard Desgagné (1/3)
Libye : Les crimes de guerre de Charles Bouchard

Au rayon des crimes contre l’humanité, le Québec avait le faux héros Roméo Dallaire, marionnette de Bill Clinton chargée de laisser la voie libre à Paul Kagame et à ses conseillers militaires étasuniens, architectes du bain de sang qui commença le 1er octobre 1990 et qui se poursuit encore, 21 ans plus tard, au Rwanda et en République démocratique du Congo. Mais aujourd’hui, le Québec a son premier vrai grand criminel de guerre, le lieutenant-général Charles Bouchard, bourreau des Libyens.

7 novembre 2011 | Thèmes : OTAN Crimes de guerre Libye Etats-Unis

Premier article d’une série de trois

En dépit des protestations vigoureuses et après de nombreuses tentatives ratées (par exemple, le 21 mars, le 25 avril et le 30 avril, cette dernière ayant causé la mort du plus jeune fils et de trois petits-enfants de Mouammar Kadhafi), Charles Bouchard a fait assassiner un chef d’État. Il peut, s’il le veut, nier effrontément son crime, mais les révélations du Canard enchainé sont accablantes. Chemin faisant, les tueurs aux ordres de Charles Bouchard ont massacré des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes, peut-être même des millions, aujourd’hui dispersées dans le désert ou dans les pays voisins.

À titre de dirigeant militaire du Dominion of Canada, monarchie à laquelle les Québécois ont été intégrés de force et dont ils ne partagent pas les valeurs militaristes, Charles Bouchard a fait pleuvoir des bombes pendant six mois sur Tripoli, une ville moderne de plus d’un million d’habitants encore prospère récemment. Il a lâché aux trousses des Libyens de race noire une horde de chiens drogués, racistes et assoiffés de sang. Il a orchestré la destruction de Syrte, bijou méditerranéen incarnant la grande réussite économique et sociale que les Libyens et l’Afrique devaient à Mouammar Kadhafi.


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L’horreur causée par l’OTAN en Libye


Un échantillon des crimes de guerre de Charles Bouchard


Une goutte de vérité dans un océan de mensonges radiocanadiens : Le reportage de Jean-François Bélanger sur les massacres commis à Taouarga par les rebelles racistes auquel l’OTAN a accordé un permis de tuer tous les civils qu’ils veulent.


Engagé par les psychopathes Obama, Cameron, Sarkozy et Harper, qui sont à la tête d’États voyous en faillite n’ayant plus que la guerre comme argument économique, Charles Bouchard les a aidés à faire main basse sur les fonds souverains de 150 milliards de dollars et les réserves connues de 60 milliards de barils de pétrole d’un pays riche. Le ratio de la dette sur le PIB de la Libye est de 3,3 %, soit l’un des moins élevés au monde, comparativement à 85,9 %, 88,5 %, 97,3 % et 101,1 % respectivement pour le Canada, le Royaume-Uni, la France et les États-Unis, grands donneurs de leçon de démocratie par les bombes, qui ont décidé de coloniser militairement l’Afrique et le Moyen-Orient pour s’assurer de pouvoir continuer d’en piller les richesses au profit d’une petite clique de requins voraces, tout en maintenant leurs populations dans la servitude. La Libye, oasis de prospérité et phare pour le tiers-monde, sera désormais le royaume de la barbarie.

Kadhafi un grand héros

L’assassinat sauvage de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim par les terroristes à la solde de chefs d’État qui, hier encore, cachaient hypocritement leur projet de liquidation est une cicatrice de plus sur le visage balafré de l’Afrique, continent martyr. Les Africains sont nombreux à avoir pleuré à chaudes larmes la mort du guide, de l’Algérie à l’Afrique du Sud et du Sénégal au Kenya. Les voisins du sud, Mali, Niger et Tchad, de même que le reste de l’Afrique bénéficiaient grandement du dynamisme économique et des investissements de la Libye. Les Noirs étaient les bienvenues chez Kadhafi, un grand panafricaniste qui avait appuyé l’ANC et Mandela, bravant avec un coeur chevaleresque les protecteurs occidentaux des tenants de l’apartheid.



Vanessa Hessler, actrice, mannequin et amoureuse de Mouatassim Kadhafi, a été remerciée de ses services par Telefónica Germany pour avoir osé dire entre autres que « les Kadhafi étaient des gens très simples comme vous et moi ». Elle qui jouait la princesse Irina dans Astérix aux Jeux olympiques, avec le Québécois Stéphane Rousseau, peut aujourd’hui regarder, sur Internet, les derniers moments de l’élu de son coeur aux mains des bêtes sauvages lâchées sur la Libye par l’OTAN.


Les larmes et la colère des Africains paraissent incompréhensibles pour les esprits occidentaux encore trop nombreux à être dupes de la désinformation et à penser que les mauvais clients de Wall Street sont vraiment des dictateurs sanguinaires comme le prétend par exemple Radio-Canada. C’est à eux que je m’adresse surtout, à commencer par mes compatriotes québécois. Pour la plupart des Africains, ce que j’écris n’a rien d’une révélation. C’est l’évidence.

En Libye, la richesse était redistribuée sous l’oeil bienveillant de Kadhafi, qui n’avait rien d’un tyran : soins de santé gratuits, éducation gratuite, logements gratuits, généreuses primes aux études, aide pour les nouveaux mariés. Bref, tout le contraire du projet de désolidarisation sociale que nous propose l’Institut économique de Montréal et que met en œuvre la succursale de Power Corporation au pouvoir à Québec, notamment avec la hausse des frais de scolarité à l’université. Laissons un peu la parole à Mouammar Kadhafi lui-même, qui s’exprimait dans un journal libyen, le 5 avril 2011. Je cite la traduction de ce texte faite par Sam Hamod :

« Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cowboy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente.

Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent pour l’Union africaine. 
J’ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays. Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains. Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs, n’étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils avaient besoin de « liberté », de « démocratie » et n’ont jamais réalisé qu’il s’agit d’un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits, ni de logement gratuit, ni d’enseignement gratuit, ni non plus de nourriture gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe.

[…]

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis d’aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler ici avec nous, dans la Jamahiriya libyenne.

Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants, alors qu’il en soit ainsi.

Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l’OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je me suis dressé comme un phare de lumière. Quand d’autres construisaient des châteaux, je vivais dans une maison modeste et dans une tente. Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris pour moi-même.

En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de « fou », de « bizarre », ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma conduite est et a été sincère et pour mon peuple, et que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour garder notre liberté. »

Kadhafi n’était pas du tout l’être diabolique que les médias du grand capital, de CNN à l’AFP, en passant par Radio-Canada, nous ont dépeint avec une invraisemblable malhonnêteté. Le meilleur exemple de cette diabolisation est sans doute l’attentat de Lockerbie, auquel aucun Libyen n’a participé, et encore moins Kadhafi. La vérité sur cet attentat se trouve dans « The New World Order Rule of Injustice », d’Edward Herman. Le reste de ce que les médias et les faux experts à gages racontent sur Kadhafi est de la même eau.

La sombre machination saute aux yeux et décrédibilise totalement les calomniateurs de Kadhafi lorsqu’on constate les crimes de masse commis par eux. Ils se sont d’abord voté un prétexte, les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité, pour ensuite montrer leur vrai visage en massacrant les civils qu’ils disaient vouloir protéger et en s’efforçant d’assassiner le plus grand nombre possible de personnalités emblématiques de la Jamahiriya arabe libyenne. Malgré tout, beaucoup de gens conscients de la barbarie nord-atlantique tiennent, en avant-propos, à se dissocier obséquieusement de Mouammar Kadhafi pour préserver leur réputation.

En cette ère de fureur meurtrière, très peu de dirigeants et de personnalités ont eu le courage de défendre inconditionnellement le grand chef d’État qu’a été Mouammar Kadhafi. Hugo Chavez est l’un d’eux, même s’il se sait déjà dans le collimateur de Washington. Il pourrait subir le même sort que Kadhafi, mais, comme ce dernier, il donne à son peuple et à l’humanité toute entière l’exemple de ce qu’est la dignité, la liberté et le courage.

Pour avoir une idée plus complète de l’œuvre et de la pensée de Mouammar Kadhafi, je vous suggère de lire « Les vraies raisons de la guerre en Libye », un excellent survol que l’on doit à Jean-Paul Pougala et qui est daté du 28 mars 2011, ainsi que le Livre vert de Kadhafi lui-même. Personnellement, j’aurais échangé Pauline Marois et l’admirateur du Canada Gilles Duceppe n’importe quand pour un chef comme Kadhafi. (Le favori de Duceppe dans la course à la direction du BQ, Jean-François Fortin, est un grand partisan du bombardement de la Libye. Comme dirait Brassens, « quand on est con, on est con […] petit con de la dernière averse, vieux con des neiges d’antan ».)

La pluie de mensonges

L’aviation libyenne n’a jamais bombardé des civils. Les prétendues manifestations, filmées avec des téléphones cellulaires parkinsoniens, étaient des mises en scène orchestrées par la chaine qatarienne Al Jazeera, dont le directeur général collaborait avec la CIA tandis que les forces armées de son pays faisaient de la sous-traitance pour l’OTAN sur le terrain. Le prétexte de la protection des civils invoqué par l’OTAN est un gros mensonge, et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sont une preuve éclatante, s’il en fallait encore une, que cette institution internationale est complètement manipulée par les maitres du monde, au même titre que beaucoup d’ONG de façade, comme Human Rights Watch et Amnistie Internationale.

Les forces de sécurité libyennes n’ont jamais tiré sur des manifestants pacifiques. Il n’y a jamais eu de soulèvement populaire en Libye. Même Berlusconi a dit que ses homologues Cameron et Sarkozy bombardaient la Libye dans l’espoir que la population de Tripoli se révolte contre Kadhafi, ce qui ne s’est jamais produit, au contraire. Mais en fait, je pense que cet espoir était assez mince et qu’on prévoyait plutôt décimer les résistants jusqu’au bout.

Pour nous faire croire au scénario abracadabrant de la protection des civils, les médias menteurs ont dû, comme dans le cas de Laurent Gbagbo et de la Côte d’Ivoire, nous cacher une information cruciale : l’appui massif de la population au chef de l’État. Le 1er juillet 2011, 1,7 million de personnes sont descendues manifester dans les rues de Tripoli, ville de 1,1 million d’habitants. Plus d’un quart de la population libyenne a convergé vers la capitale pour manifester contre l’OTAN dans l’espoir que son appel serait entendu par la communauté internationale. Or, entre le 1er et le 3 juillet, que nous disait Radio-Canada à propos de la Libye ? Que les rebelles s’apprêtaient à lancer une offensive majeure en direction de Tripoli. Pas un mot sur la manifestation monstre du 1er juillet !


Un quart de la population de la Libye dans les rues de Tripoli pour appuyer Kadhafi. Un peuple victime d’un tyran agirait-il ainsi ? Par comparaison, les médias nous montrent des « scènes de réjouissance » de la supposée « libération », où des analphabètes tirent en l’air en criant Allah Akbar ou font crisser leurs pneus dans les rues, puis des plans rapprochés où l’on voit quelques dizaines de partisans apparemment enthousiastes. Rien qui nous permette de croire en une vraie ferveur populaire.


Les complices de Charles Bouchard

L’œuvre criminelle de Charles Bouchard est le résultat dramatique de l’immoralité la plus abjecte dans laquelle l’Occident s’est enfoncé, rongé par le matérialisme, la cupidité, le mensonge et la haine. Voyez ci-dessous la réaction de joie de Hillary Clinton, incarnation de cette immoralité, à l’annonce de l’assassinat de Kadhafi.

Charles Bouchard n’a pas agi seul, loin de là. Ses patrons, eux-mêmes des marionnettes du grand capital, sont aussi coupables que lui. Harper est un criminel, lui aussi, par exemple. Les hauts placés ont perpétré leurs crimes en toute connaissance de cause et en mentant effrontément à la population. Ils ont massacré les Libyens en sachant pertinemment qu’ils le faisaient pour installer au pouvoir une bande de terroristes fanatisés, qui n’ont pas mis de temps, après la « libération », à dire qu’ils allaient appliquer la charia. Dans sa grande hypocrisie, Ottawa s’est mis à raconter par la suite qu’il allait « militer pour les droits des femmes ».

Sur la scène du drame, Charles Bouchard a eu comme complice les tueurs à gages aux commandes des avions et les terroristes armés par l’OTAN, mais d’autres complices ont également joué un rôle crucial et ont directement participé aux assassinats sur le terrain. Non contents de mettre des idées dans la tête des contribuables occidentaux pour susciter leur consentement, les médias ont participé activement aux bombardements. C’est Charles Bouchard lui-même qui l’a avoué au propagandiste de guerre Michel Désautels, sur les ondes de Radio-Canada, le 31 octobre 2011. Voici l’extrait incriminant :

« MICHEL DÉSAUTELS — Donc, s’il n’y avait pas de coordination [entre les rebelles et l’OTAN], il y avait en tout cas du renseignement qui circulait de part et d’autre.

CHARLES BOUCHARD — Bien sûr, les renseignements, euh… Mais les renseignements venaient de beaucoup de sources, dont les médias, qui étaient au sol et qui nous donnaient beaucoup d’information, au travers des intentions, et où étaient les forces terrestres. »

Cette déclaration de Charles Bouchard est corroborée par les observations à Tripoli des journalistes indépendants Thierry Meyssan et Mahdi Nazemroaya, qui ont été menacés de mort par de faux journalistes. Essentiellement, les journalistes pointaient les cibles pour l’OTAN, notamment lors des tentatives d’assassinat. Ils pouvaient déposer des balises GPS pour marquer un emplacement exact, en vue d’une frappe ultérieure, ou encore communiquer au moyen d’un téléphone satellitaire avec le centre de commandement et de contrôle de l’OTAN, où le général Bouchard ordonnait les assassinats dans un délai de quelques minutes, puisque des avions d’attaque étaient constamment en vol, à distance de frappe. Ainsi, lorsque les faux journalistes constataient que Kadhafi se trouvait à un endroit, ils appelaient tout de suite Bouchard.


Entrevue avec Thierry Meyssan à la télévision syrienne où il décrit le comportement de certains faux journalistes. L’émission est en arabe, mais M. Meyssan répond aux questions en français.


Entrevue en direct sur Russian Television de Mahdi Nazemroaya, menacé de mort à Tripoli ainsi que Thierry Meyssan, par de faux journalistes occidentaux.


Reportage de Lizzie Phelan


Conférence de Lizzie Phelan


Une enquête doit avoir lieu

Au Parlement d’Ottawa, l’opposition n’a plus le choix et doit réclamer une enquête sur les allégations ci-dessus de crime de guerre commis par le lieutenant-général Charles Bouchard, commandant de l’opération Protecteur unifié, contre le gouvernement conservateur et contre les médias complices. Éventuellement, le premier ministre et le ministre de la Défense eux-mêmes devront être inculpés de crimes contre l’humanité si l’on arrive à faire la preuve qu’ils étaient au courant des cibles et des conséquences réelles des bombardements de la Force aérienne royale du Canada.

L’opposition doit faire vite, car les criminels s’emploient actuellement à effacer rapidement les traces de leurs méfaits. En Libye, tous les témoins gênants seront liquidés. Des exterminations massives auront lieu. Même la CPI participe à la traque en vue d’exterminer ceux qui pourraient révéler beaucoup de choses. Elle a servi un avertissement à Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi qui essaie actuellement de sauver sa peau et qui sait pertinemment qu’il ne peut pas se rendre aux terroristes du CNT s’il ne veut pas finir comme son père et ses deux frères. La CPI a prévenu Saïf al-Islam qu’elle ferait « intercepter » l’avion s’il essayait de se rendre dans un autre pays par la voie des airs, ce qui veut dire essentiellement qu’elle fera abattre l’avion, donc qu’elle fera éliminer son illustre passager.

Le temps joue également contre d’autres témoins importants, comme les journalistes mentionnés ci-dessus, qui pourraient être considérés comme des « menaces pour la sécurité nationale » et être liquidés ou mis au cachot.



Syrte en ruines


Bernard Desgagné
Vigile.net, 6 novembre 2011.