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Les gangs que Laurent Fabius et BHL ont voulu mettre à la place d’Assad (Vidéo)

Le Quai d’Orsay (*) n’a pas condamné les atrocités perpétrées par des groupes armés islamistes à Kassab - village arménien-alaouite de l’extrême Nord syrien - contre les minorités fidèles au gouvernement Assad. Ce qui aurait provoqué la fuite de ses quelques deux mille habitants majoritairement arméniens. Une centaine d’entre eux, qui n’auraient pas pu fuir à temps, auraient été massacrés par les djihadistes, dont 13 décapités. (**)

Kassab,(***) prise d’assaut par des djihadistes étrangers (Vidéo en anglais)

Voilà les bandes de barbus - rejetés par l’immense majorité des Syriens - que le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, et le dandy BHL, n’ont cessé de soutenir.

Et aujourd’hui - où grâce aux médias numériques le public a fini par réaliser que les « gentils » étaient des terroristes - l’appareil politique et médiatique fait la distinction entre opposition « modérée » [une pseudo « Armée syrienne libre » (ASL)], et opposition extrémiste. Et vont jusqu’à prétendre que les groupes extrémistes djihadistes qui mettent la Syrie à feu et à sang « sont complices du régime syrien », donc manipulés par Bachar et-Assad et le Hezbollah !

Il n’y a jamais eu depuis le début de la crise en Syrie d’opposition armée « modérée »

Quand Laurent Fabius fait la distinction entre extrémistes et opposition « modérée » en disant « nous soutenons la coalition nationale syrienne et l’opposition modérée ; c’est elle qui incarne l’avenir de la Syrie et que nous considérons comme un interlocuteur politique légitime », il continue, comme il le fait depuis le début, de manipuler l’opinion publique.

Aujourd’hui, ceux qui durant trois ans ont présenté ces groupes terroristes comme étant les bons contre le méchant Assad, ne pouvant plus cacher leur action criminelle - et étant trop l’aches pour reconnaître leur méprise - vont disant que les groupes extrémistes djihadistes sont « complices du régime syrien », qu’ils seraient « manipulés par Bachar et-Assad et le Hezbollah » pour discréditer les combattants de l’ASL.

Or l’ASL est composée de mercenaires financés par des puissances étrangères, et c’est abusivement qu’elle a été présentée dès l’été 2011 comme une armée issue du peuple syrien, par des “envoyés spéciaux” entrés clandestinement en Syrie, à commencer par Sofia Amara. Du reste, celle-ci est devenue très discrète depuis le jour où il est apparu que le combattant filmé en train de manger le cœur d’un Syrien était le même combattant qui l’avait accompagnée « au cœur de la révolution », en zone ASL. Elle était revenue avec un reportage qui fleurait la propagande mais lui avait valu un prix !

Les nombreux, très nombreux journalistes, qui ont répandu des mensonges en soutien aux terroristes en Syrie, ont du sang sur les mains.

(*) Comme on peut le voir dans un communiqué du 31 mars, Paris prend de facto le parti des djihadistes en condamnant l’armée gouvernementale qui les combat : « Nous suivons avec inquiétude la situation à Kassab où de nombreux habitants ont été contraints à la fuite. Nous condamnons les bombardements menés par le régime et appelons au respect par toutes les parties du droit international humanitaire. »

(**) Le nombre de victimes ainsi que l’origine des assaillants reste à confirmer.

(***) Voir également :
- Syrie : les Arméniens de Kessab rattrapés par le conflit (24 MARS 2014)
http://www.silviacattori.net/article5515.html
- Prise de Kessab par les djihadistes : la réaction des Arméniens (28 mars 2014)
http://www.fait-religieux.com/monde/moyen-orient/2014/03/28/prise-de-kessab-par-les-djihadistes-la-reaction-des-armeniens

Silvia Cattori