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Conférence d’Istanbul
Pluie de dollars sur les insurgés syriens

L’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe vont créer un fonds de plusieurs millions de dollars pour financer les rebelles qui luttent contre le régime du président syrien Bachar el-Assad.

3 avril 2012


Le président du Conseil national syrien Burhan Ghalioun est accueilli par les membres du conseil lors d’une conférence de presse après leur réunion à Istanbul, le 27 mars 2012. (Reuters / Murad Sezer)

Les participants à la conférence des « amis de la Syrie » ce week-end ont confirmé à l’Associated Press que des plans étaient en cours pour financer l’insurrection.

Le ministre des Affaires étrangères de la Turquie a déclaré à la réunion - convoquée pour amasser des fonds pour un changement de régime en Syrie - qu’il fallait soutenir l’alliance du Conseil National Syrien (SNC)en tant que représentant légitime de « tous les Syriens ».

Le Conseil national syrien, basé en Turquie, va utiliser une caisse noire pour payer les salaires des combattants de l’« armée syrienne libre » et des transfuges des forces armées syriennes.

« Le SNC prendra en charge le paiement des salaires fixes de tous les officiers, soldats, et autres qui sont membres de l’Armée syrienne libre », a dit le chef du Conseil, Burhan Ghalioun.

Un des officiels dans la réunion a qualifié le fonds de « pot rempli d’or » devant servir à saper l’armée du président Bachar Assad.

Les États-Unis ont également annoncé des fonds supplémentaires « d’aide au peuple syrien » qui porteront le total états-unien à 12 millions de dollars. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a déclaré que les États-Unis fourniront des équipements de communication aux rebelles.

La réunion a rassemblé plus de 70 représentants de pays arabes et occidentaux qui soutiennent l’opposition syrienne dans sa lutte contre le régime du président Assad.

Plus tôt, l’Arabie saoudite a appelé les « Amis de la Syrie » à armer les rebelles, en disant que la fourniture d’armes est un « devoir ». Cependant, la plupart des participants à la conférence ne sont pas prêts à fournir quoi que ce soit au-delà de l’aide non militaire.

Le journaliste et analyste politique Christoph Hoerstel a déclaré à Russia Today que les salaires pour les rebelles ne sont pas une nouveauté, car « ils ont été payés depuis le début ».

Il insiste sur le fait que le conflit en Syrie avait été planifié à l’avance à partir de l’été 2010, et que cette information « tue toute l’histoire de l’Occident et de certains de ces alliés corrompus ... à propos de la Syrie ».

Michel Chossudovsky, directeur du Centre de recherche sur la mondialisation, a également déclaré à Russia Today que les fonds étrangers pour les rebelles syriens sont un « secret de polichinelle ». Il affirme que l’« armée syrienne libre » a été financée par l’OTAN « dès le début ».

« L’armée syrienne libre, ce sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale, et ils sont conseillés par des militaires étrangers. Nous savons cela. Nous savons qu’il y a des forces spéciales sur le terrain, que des officiers militaires français ont été arrêtés à la fin février. La chose a été cachée. La vérité qu’il est interdit de faire savoir, c’est que l’alliance militaire occidentale a mené une guerre secrète à l’aide de l’armée syrienne libre depuis plus d’un an maintenant, et cette armée syrienne libre ne représente personne en Syrie. Il y a des preuves de plus en plus nombreuses des atrocités qu’elle a commises. »

Interview de Michel Chossudovsky avec Russia Today (en anglais)

Russia Today
2 avril 2012.

Traduit de l’anglais par Info-Palestine.net (03.04.2012) :
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11997

Texte original en anglais (02.04.2012) :
http://rt.com/news/snc-gulf-countries-fund-rebels-972/