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L’Historien Emmanuel Todd : « l’Europe est allée chercher sa mort en Ukraine »

« Le point commun entre l’Ukraine et l’Europe, considéré avec une certaine ironie est que ce sont deux systèmes en désintégration » a déclaré l’historien et démographe Français Emmanuel Todd. L’Ukraine est, selon lui, dans un état plus critique.

1er juin 2014 | - : Union européenne Ingérence Ukraine

http://www.correodelorinoco.gob.ve/multipolaridad/historiador-europa-ha-ido-a-buscar-su-muerte-ucrania/

C’est pourquoi cet expert qui suit très attentivement les événements ces derniers mois en Ukraine, a déclaré à la Radio France Culture : « L’Europe a été peut-être chercher sa mort en Ukraine « . Cela va continuer à se désintégrer, et le blâme sera sur l’Europe et non la Russie. »

Todd met en relation la situation internationale actuelle avec le monde au moment de la dissolution de l’Union soviétique. Il existe une certaine similitude, mais il s’agit du match retour à l’égard de celui qui a été joué dans les années 1990, explique l’historien. "Aujourd’hui, l’Europe se désagrège, tandis que la Russie est en train de se remettre debout".

Beaucoup de problèmes tiennent à l’Europe elle-même, y compris la monnaie commune européenne, qui, selon lui, n’a pas d’avenir. "Nous sommes confrontés à une situation impossible – dit-il-. C’est un revers historique. » "Le problème vient d’un autre impossibilité : les dirigeants Français et européens n’accepteront jamais d’y renoncer, par lâcheté ou par naïveté", a-t-il ajouté.

Sur le fond, l’expert a comparé la politique de l’Union européenne avec la fin d’une étoile supernova, qui explose avant de succomber. Surtout en regardant l’Allemagne, la Pologne et la Suède. "C’est si rare – dit-il – que l’Europe, qui ne peut pas ne pas voir les signes de désintégration précoce, continue à mener une politique expansionniste".

Pendant ce temps, la Russie a fait baisser la mortalité infantile, les naissances ont augmenté, le solde migratoire est positif, le chômage a chuté de 4 %, de même l’agriculture de la Russie est revenue sur les marchés internationaux, a énuméré l’ expert. « Nous sommes aveugles avec cette stupide russophobie, ou « putinofobia », et nous ne nous prenons pas compte du retour d’un grand joueur au niveau international et européen ».

1 JUIN 2014