écrits politiques

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Chantal Dupille
Comment on salit les chercheurs de Vérité

Je viens de découvrir le texte qu’une journaliste libre, Chantal Dupille, a rédigé, en octobre 2012, à mon sujet. Je tiens à lui exprimer mon infinie reconnaissance. [S.C.]

11 décembre 2013

Comment on transforme une dissidente en « fasciste », « négationniste », « antisémite »... Par Chantal Dupille

L’extrait de l’article ci dessous daté du 23 mai 2008, intitulé :
« L’affaire Ornella Guyet - Les honteux stratagèmes d’une manipulatrice démasqués » (*) est la conclusion personnelle douloureuse de Silvia Cattori touchant la diffamation et la manipulation.

« Une conclusion personnelle douloureuse touchant la diffamation et la manipulation.

Mon expérience personnelle m’a amenée à bien comprendre ce que recouvrent certaines accusations gratuites. En l’occurrence l’association à l’« antisémitisme » et au « négationnisme ».
En 2002 j’ai visité la Palestine. Ce fut une découverte bouleversante mais riche d’enseignements. Ce que j’y ai vu de terrifiant a changé ma vie.
J’y suis retournée en 2003 et en 2006. J’ai rapporté en toute sincérité les horreurs commises par les soldats israéliens dont j’avais été témoin et que, à ma surprise les journalistes basés à Jérusalem ou Tel Aviv, et les envoyés spéciaux, ignorent ou minimisent.
Très vite, avec effarement, j’ai vu apparaître, en France, le qualificatif infamant d’ « antisémite » ou de « négationniste » accolé à mon nom, me voyant ainsi associée, par des curieux plumitifs, à la sinistre histoire du nazisme pour avoir simplement témoigné de ce que j’avais vu en Palestine !
J’ai rapidement été amenée à constater qu’il y avait, y compris au sein du mouvement de solidarité dit « pro-palestinien », des personnes qui se servaient de leur position pour humilier et déshumaniser les personnes dont l’analyse contrastait avec leur narration.
Leur arrogance, leurs procédés ignobles, m’ont profondément heurtée. Le nom de chacune des personnes qui ont, par leurs mensonges, couvert mon nom de boue - et celui de tant d’autres personnes parfaitement respectables avant moi - reste depuis lors gravé dans ma mémoire.
Entre 2003 et 2006, révoltée par ce que je découvrais, voulant comprendre ce phénomène nouveau pour moi, je me suis rendue à Paris où j’ai interrogé nombre de personnes qui s’étaient trouvées du jour au lendemain accusées d’ « antisémitisme », dont l’humoriste Dieudonné. Cela m’a permis de mesurer l’ampleur de cette incroyable imposture. J’ai pu voir comment, fin 2003, à la suite de son sketch évoquant Israël, une foule de gens bizarres s’est ruée sur lui. J’ai pu voir comment l’accusation infamante lancée principalement par des organisations juives [1] en a rapidement fait, l’« antisémite » le plus célèbre et le plus persécuté de France. J’ai pu voir comment celui qui était précédemment qualifié d’« humoriste le plus talentueux et aimé des Français » s’est vu soudainement banni, dans le rôle du paria.

J’ai pu voir comment le très estimé sociologue Edgar Morin s’était trouvé lui aussi pris dans une tourmente et condamné, en 2005, pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme » pour avoir cosigné un article intitulé « Israël-Palestine : le cancer », publié en juin 2002 dans la tribune libre du quotidien Le Monde. Il nous avait alors confié : « Beaucoup de gens me disent “mais toi tu peux écrire ces choses là parce que tu es d’origine juive mais nous on n’oserait pas, on a peur, on se ferait tout de suite traiter d’antisémite.” Alors, cette peur de se faire traiter d’antisémite chaque fois que l’on veut exercer un acte de libre critique, crée un climat empoisonné. » [2].

Le jugement qui le condamnait fut heureusement cassé ultérieurement, en 2006, par la Cour de Cassation. Mais tous les diffamés n’ont pas eu un procès qui les a blanchis, ou les moyens d’en engager un.

J’ai pu voir, dans mon propre cas, comment ce mécanisme avait fonctionné [3] à partir de calomnies lancées contre moi, pour commencer, par Pierre Stambul, alors vice-président de l’Union juive française pour la paix (UJFP) [4]. J’ai pu voir comment, une fois associée à un nom, et lâchées, les accusations d’« antisémitisme » ou de « négationnisme » sont montées en épingle dans les colonnes du mensuel du judaïsme français l’Arche [5] ; ou le blog Proche-Orient.Infos - une autre officine de propagande émanant du lobby israélien - maintenant disparu, dirigé par une ancienne journaliste du Nouvel Observateur, Elisabeth Schemla. Et comment, une fois jetés en pâture, les noms des personnes ainsi salies étaient repris en boucle, sans aucune vérification, à longueur d’années, par toute une ribambelle de manipulateurs « professionnels ». Pour être enfin reprises par des journalistes peu scrupuleux du quotidien « Libération » entre autres.

Toutefois, l’abus du procédé a fini par en émousser l’efficacité [6]. L’invocation du prétendu « danger antisémite » ne faisant plus à lui seul recette, la nouvelle tactique en usage, pour transformer un adversaire en épouvantail, est de le qualifier tout à la fois « antisémite », « fasciste », lié à l’ « extrême droite ». Il convient donc de ne jamais perdre de vue qu’en politique les calomnies sont des armes. Et que ceux qui s’en servent - comme nous l’avons vu avec Ornella Guyet ou Pierre Stambul - ont un agenda précis. Par conséquent, quand il vous arrivera d’entendre dire qu’un tel est « antisémite », « fasciste », « conspirationniste », n’en croyez rien. Demandez-vous ce que ces gens cherchent à masquer sous leurs gros mensonges. Et surtout, allez vérifier par vous-mêmes ce que disent et pensent vraiment les personnes incriminées. »

Voir l’article in extenso :
http://www.silviacattori.net/article1693.html


« Allez vérifier par vous-mêmes ce que disent vraiment les personnes incriminées. »

Commentaire de Chantal Dupille

C’est ce que je dis toujours : Laissons calomnier, salir, discréditer les journalistes honnêtes comme Silvia Cattori, des personnalités comme Edgar Morin ou moi-même.

On reconnaît l’arbre à ses fruits ! Et contre cela, toutes les accusations ne peuvent rien. Les écrits et les engagements de Mme Cattori, comme ceux de M. Morin, plaident pour eux. Quant à moi, parce que je dénonce le Talmud ou le sionisme arrogant, haineux, raciste, cela ne fait pas de moi une « antisémite », d’autant que ma mère était juive ! D’ailleurs pour moi, comme je l’ai toujours dit, il n’y a qu’une seule race humaine ! Quant aux accusations de fascisme, il suffit de voir mes dénonciations de cette monstruosité (cf en particulier ma vidéo 82 sur Daily Motion) et mes engagements politiques pour comprendre où est la vérité. Et lorsque Mlle Euterpia saccage ma fiche sur Wikipedia parce qu’elle est une atlantiste engagée (au mépris des règles de neutralité du support Wikipedia), elle se garde bien, de peur d’être ridiculisée, de donner le lien de mon article sur Roger Garaudy célébrant à sa mort l’homme de gauche, de paix, de communion des civilisations, et l’artiste. On voit aussitôt la mauvaise foi de ceux qui par intolérance et sectarisme, citent l’article de la très controversée et sulfureuse Ornella Guyet au sujet de Mme Cattori, de M. Morin ou de moi-même afin de nous faire passer pour... des racistes ou pour des négationnistes, un comble ! Les pires médisances se brisent contre la réalité...

Chantal Dupille
Vendredi 26 octobre 2012


Notes

[1] Notamment, l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF), le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), l’Union des étudiants juifs de France (UEJF).
[2] Voir : « Edgar Morin : “On a créé un état d’intimidation“ », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 17 juin 2005.
[3] Voir : « L’accusation d’antisémitisme comme arme au bénéfice d’Israël – Palestine : l’ampleur de la tragédie exige un soutien sans faille », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 30 janvier 2005.
[4] Pierre Stambul était intervenu auprès de sites pour demander que soit enlevée une interview de Dieudonné que j’avais réalisée. Par la suite, dans l’article « Les “nouveaux” antisémites » (ce texte diffamatoire -publié sur le site de l’UJFP, Pierre Stambul s’est empressé de le retirer craignant d’être traduit en justice- est toujours visible sur http://www.journalchretien.net/8-dossiers/4059-antisemitisme-realite-et-instrumentalisation) il m’associait à l’action de « courants intégristes », à « l’extrême droite » à des « négationnistes », à de « vrais antisémites ». Voir : « Antisémitisme : réalité et instrumentalisation », par Pierre Stambul, 20 octobre 2006.
[5] Le magazine Arche en 2005 avait été pris en flagrant délit de mensonge pour avoir prétendu que Silvia Cattori « avait un long passé d’outrances anti-juives ». Suite à cela la direction de l’Arche avait publié le Droit de réponse de Silvia Cattori pour s’éviter d’être condamnée pour diffamation.
[6] En janvier 2008, Bernard Ravenel, alors président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), et Richard Wagman, président d’honneur de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), furent condamnés par la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffamé le journaliste et écrivain Jean-Paul Cruse en le traitant d’ « antisémite notoire » et de « négationniste notoire », sans aucune preuve à l’appui. Voir : « Usage de l’antisémitisme à des fins politiques – L’accusation d’antisémitisme ne fait pas toujours recette », par Silvia Cattori,
http://www.silviacattori.net/article452.html, 23 mai 2008.