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Une nouvelle guerre au bénéfice d’Israël
BHL appelle Obama à frapper la Syrie

On s’étonnera à peine de trouver la signature de Bernard-Henri Lévy – aux côtés des signatures de ces mêmes néoconservateurs américains qui ont joué un rôle de premier plan dans le déclenchement de la guerre qui a détruit l’Irak, tels William Kristol, Robert Kagan, Douglas Feith, Paul Bremer, etc...– au bas d’une lettre adressée le 27 août à Barack Obama pour le presser d’intervenir militairement en Syrie.

Cette lettre à Obama (*), préparée et publiée par la Foreign Policy Initiative, (voir plus bas le texte original en anglais) dit notamment :

« Le monde-y compris l’Iran, la Corée du Nord, et d’autres agresseurs potentiels qui cherchent [à développer] ou possèdent des armes de destruction massive – vous observe pour voir comment allez réagir.
Nous vous exhortons à répondre de manière décisive en imposant des mesures ayant des conséquences significatives sur le régime d’Assad. Au minimum, les États-Unis, avec leurs alliés et partenaires qui le souhaitent, devraient utiliser des armes à longue distance et la puissance aérienne pour frapper les unités militaires de la dictature syrienne qui ont été impliqués dans la récente utilisation à grande échelle d’armes chimiques. Ils devraient également fournir aux éléments modérés de l’opposition armée syrienne le soutien nécessaire pour identifier et frapper les unités du régime dotées d’armes chimiques.
En outre, les États-Unis et les autres nations qui le souhaitent devraient envisager des frappes militaires directes contre les piliers du régime Assad. Les objectifs devraient être non seulement de s’assurer que les armes chimiques d’Assad ne menacent plus l’Amérique, nos alliés dans la région ou le peuple syrien, mais aussi de dissuader ou de détruire la force aérienne du régime d’Assad et d’autres moyens militaires conventionnels, pour les empêcher de commettre des atrocités contre les civils non-combattants.
(…)
Laissées sans réponse, les attaques croissantes du régime Assad avec des armes chimiques montreraient au monde que les lignes rouges de l’Amérique ne sont que des menaces vides. (...) Il est donc temps pour les États-Unis de prendre des mesures significatives et décisives pour enrayer l’agression implacable du régime d’Assad et aider à façonner et à influencer les bases de l’après-Assad en Syrie que vous avez dit inévitable. »

La Foreign Policy Initiative (FPI) de William Kristol qui a préparé cette lettre a pris le relais du Project for the New American Century (PNAC) dont l’objectif affiché était de promouvoir le leadership mondial des États-Unis et qui a eu une influence déterminante dans le déclenchement de la guerre en Irak. Nombre de signataires de la lettre étaient également signataires du PNAC, et sont des soutiens inconditionnels d’Israël.

BHL, qui avait déclaré avoir contribué à déclencher la guerre en Libye « en tant que juif » continue donc, en très bonne compagnie, et « en tant que juif », son travail de lobbying au service d’Israël. Ainsi après avoir détruit la Libye, il pousse à détruire la Syrie, avec l’Iran en ligne de mire. N’ayant même plus besoin de convaincre François Hollande (Fabius s’en charge), il admoneste aujourd’hui Obama … qu’il trouve « trop mou ». [1]

Silvia Cattori

(*) Traduction de l’anglais en français par silviacattori.net


August 27, 2013

The Honorable Barack Obama
President of the United States of America
The White House
1600 Pennsylvania Avenue, NW
Washington, D.C. 20500

Dear Mr. President :

Syrian dictator Bashar al-Assad has once again violated your red line, using chemical weapons to kill as many as 1,400 people in the suburbs of Damascus. You have said that large-scale use of chemical weapons in Syria would implicate “core national interests,” including “making sure that weapons of mass destruction are not proliferating, as well as needing to protect our allies [and] our bases in the region.” The world—including Iran, North Korea, and other potential aggressors who seek or possess weapons of mass of destruction—is now watching to see how you respond.

We urge you to respond decisively by imposing meaningful consequences on the Assad regime. At a minimum, the United States, along with willing allies and partners, should use standoff weapons and airpower to target the Syrian dictatorship’s military units that were involved in the recent large-scale use of chemical weapons. It should also provide vetted moderate elements of Syria’s armed opposition with the military support required to identify and strike regime units armed with chemical weapons.

Moreover, the United States and other willing nations should consider direct military strikes against the pillars of the Assad regime. The objectives should be not only to ensure that Assad’s chemical weapons no longer threaten America, our allies in the region or the Syrian people, but also to deter or destroy the Assad regime’s airpower and other conventional military means of committing atrocities against civilian non-combatants. At the same time, the United States should accelerate efforts to vet, train, and arm moderate elements of Syria’s armed opposition, with the goal of empowering them to prevail against both the Assad regime and the growing presence of Al Qaeda-affiliated and other extremist rebel factions in the country.

Left unanswered, the Assad regime’s mounting attacks with chemical weapons will show the world that America’s red lines are only empty threats. It is a dangerous and destabilizing message that will surely come to haunt us—one that will certainly embolden Iran’s efforts to develop nuclear weapons capability despite your repeated warnings that doing so is unacceptable. It is therefore time for the United States to take meaningful and decisive actions to stem the Assad regime’s relentless aggression, and help shape and influence the foundations for the post-Assad Syria that you have said is inevitable.

Sincerely,

Ammar Abdulhamid / Elliott Abrams / Dr. Fouad Ajami / Michael Allen / Dr. Michael Auslin / Gary Bauer / Paul Berman / Max Boot / Ellen Bork / Ambassador L. Paul Bremer / Matthew R. J. Brodsky / Dr. Eliot A. Cohen / Senator Norm Coleman / Ambassador William Courtney / Seth Cropsey / James S. Denton / Paula A. DeSutter / Dr. Larry Diamond / Dr. Paula J. / Dobriansky / Thomas Donnelly / Dr. Michael Doran / Mark Dubowitz / Dr. Colin Dueck / Dr. Nicholas Eberstadt / Ambassador Eric S. Edelman / Douglas J. Feith / Reuel Marc Gerecht / Abe Greenwald / Christopher J. Griffin / John P. Hannah / Dr. Jeffrey Herf / Peter R. Huessy / Dr. William Inboden / Bruce Pitcairn Jackson / Ash Jain / Dr. Kenneth Jensen / Allison Johnson / Ambassador Robert G. Joseph / Dr. Robert Kagan / Lawrence F. Kaplan / James Kirchick / Irina Krasovskaya / Dr. William Kristol / Bernard-Henri Levy / Dr. Robert J. Lieber / Senator Joseph I. Lieberman / Tod Lindberg / Mary Beth Long / Dr. Thomas G. Mahnken / Dr. Michael Makovsky / Ann Marlowe / Clifford D. May / Dr. Alan Mendoza / Dr. Joshua Muravchik / Ambassador Andrew Natsios / Governor Tim Pawlenty / Martin Peretz / Danielle Pletka / Dr. David Pollock / Arch Puddington / Karl Rove / Randy Scheunemann / Dan Senor / Ambassador John Shattuck / Lee Smith / Henry D. Sokolski / James Traub / Ambassador Mark D. Wallace / Michael Weiss / Leon Wieseltier / Khawla Yusuf / Robert Zarate / Dr. Radwan Ziadeh

Source :
http://www.foreignpolicyi.org/content/foreign-policy-experts-urge-president-obama-respond-assads-chemical-attack



[1Au sujet de la position d’Obama voir l’ excellente analyse de Gilad Atzmon : Western Democracies And Criminal Interventionism
http://www.silviacattori.net/article4767.html