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Par Cédric Labrousse
Syrie : Frappes possibles avant le 5 septembre si accélération des évènements ?

Cédric Labrousse a publié, ce dimanche soir, une information inquiétante mais difficile a vérifier. Etant donné sa gravité, par acquis de conscience, nous nous devions de la relayer ...sans trop y croire. Tout en sachant que Londres, Paris, Washington, Istanbul..., qui déclarent vouloir intervenir militairement contre le gouvernement Assad même sans l’aval de l’ONU, sont capables de tout. Y compris de précipiter la Syrie, et ses voisins, dans l’abîme. [Silvia Cattori]


25 août 2013

Par Cédric Labrousse
27 août 2013

LES ETATS-UNIS ET LEURS ALLIES ONT L’ARSENAL PRÊT POUR LES FRAPPES

Alors que le 26 août, Sergueï Lavrov, le ministre russes des affaires étrangères, a déclaré officiellement que la Russie n’interviendrait pas contre les frappes occidentales de plus en plus probables, John Kerry a pour sa part fait un pas de plus vers la possibilité de frappes aériennes dans les jours à venir. La Chronique rappelle ici les moyens à disposition des Etats-Unis et de leurs alliés. Les frappes, qui viseraient près de 40 cibles militaires stratégiques, se dispersent sur l’ensemble du territoire syrien. Elles seront principalement navales via la flotte US et le soutien britannique, mais aussi aériennes avec les chasses de l’OTAN cette fois-ci.


Par Cédric Labrousse
26 août 2013

LES OCCIDENTAUX ET LES PAYS DU GOLFE ONT DÉSIGNE DÉJÀ PLUS DE 40 CIBLES EN LIEN AVEC LA RÉBELLION EN CAS D’UNE MISE EN PLACE DES FRAPPES COMME CELA DEVIENT DE PLUS EN PLUS PROBABLE DANS LES PROCHAINS JOURS

Les informations de la Chronique sont précises grâce à ses contacts dont on doit remercier le travail acharné, parfois sous pression car ils savent que des membres de la Coalition Nationale Syrienne dans laquelle ils sont parts sont totalement hostiles à cette Chronique qui critique durement cet organisme qualifié ici d’inutile. Cette nuit du 25 au 26 aout, le contact de la Chronique à Amman, dans les coulisses de la réunion des chefs militaires occidentaux, du Golfe et de forces de la rébellion, renseigne qu’ils ont convenu, en marge de cette rencontre, d’au moins 40 cibles prioritaires à frapper :

- bases de lancement de missiles de type SCUD.
- défenses de bases et dépôts de priorité tels celles et ceux renfermant une partie de l’arsenal chimique syrien (soit al-Safira, Dumair, Qalamoun entre autres).
- bases aériennes d’importance rapide (pour un contrôle rebelle), notamment dans les gouvernorats d’Idlib (AbuDhuhur), d’Alep (Kweres), qui tiennent encore face à a rébellion.
- bases de l’armée de terre là aussi prioritaires pour la rébellion : Wadi Dayf, base 17 dans le gouvernorat de Raqqa, etc...


Par Cédric Labrousse
_ 25 août 2013

Les plans de frappes d’objectifs loyalistes en Syrie sont prêts. Frappes possibles avant le 5 septembre si accélération des évènements. La majeure partie des forces de la rébellion mise au courant des cibles.

(...)
- Des plans de frappes aériennes par les puissances dites occidentales et de quelques pays du Golfe sont désormais achevés et devraient intervenir de manière très probable à la suite de deux conséquences :
- la reconnaissance par des experts des Nations Unies que l’attaque chimique a bien eu lieu et si elle est liée à l’appareil militaire loyaliste.
- si, en dépit de cela, la Russie maintient son blocage au Conseil de Sécurité d’une condamnation voire de mesures militaires sous chapeau de l’ONU.

Les principaux pays engagés seraient : les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la France, la Jordanie, la Turquie (même si rien n’est sûr pour ce pays), ainsi que l’Italie, la Grèce et Chypre qui fourniraient des bases de soutien. Le rôle d’Israël reste ambigu. D’autres pays pourraient se joindre à ces opérations, là encore dépendant des jours à venir.

Ces plans de frappes ont été communiqués aux principales forces de la rébellion, notamment l’ASL et le FLSI. Ces opérations ne seraient que des opérations aériennes visant des objectifs précis. Rien n’est su à l’inverse sur une intervention aérienne d’ampleur majeure, soit une collaboration à moyen-terme avec la rébellion dans les combats.