écrits politiques

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Armes chimiques en Syrie : des soupçons concrets
SYRIE : Crimes de guerre des "libérateurs"

Carla Del Ponte, membre de la commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Syrie, vient donc de confirmer ce que l’on soupçonnait déjà : des armes chimiques, et le mortel gaz sarin en particulier, ont bien été utilisées, selon de nombreux témoignages civils, dans l’actuel conflit syrien. Ces armes ont été utilisées par les rebelles contre un village syrien qui venait d’être libéré par l’armée syrienne de l’étreinte des rebelles.

12 mai 2013

Les rebelles syriens, pires qu’Assad ?

Ces prétendus démocrates que seraient ces énigmatiques opposants syriens, dont beaucoup proviennent en réalité de la branche la plus fanatique (les salafistes et autres terroristes enturbannés) d’Al-Qaïda, sont loin d’être de grands "libérateurs de peuple", comme trop de nos chancelleries occidentales, elles-mêmes guidées par on ne sait quels obscurs intérêts géostratégiques, ont bien voulu nous le faire croire depuis ce que d’aucuns ont appelé, un peu trop hâtivement, le "Printemps arabe".

Ce fameux "Printemps arabe", justement ! C’est peu dire qu’il s’est bien vite révélé, au contraire, le prélude à un très rude hiver islamiste, où, par exemple, le statut de la femme n’aura jamais été aussi peu respecté. Quant aux homosexuels et autres minorités sociales, c’est l’horrible et moyenâgeuse loi de la charia, avec la pendaison ou la lapidation en guise de châtiment suprême, qui leur sert d’inique mais définitive sentence : la peine capitale ! Qu’il suffise, pour s’en convaincre, de considérer très objectivement, avec le recul du temps, ce qui se passe actuellement en Tunisie, en Égypte ou en Libye : une féroce dictature religieuse - la pire de toutes, car directement exercée sur la liberté de conscience en ce qu’elle a de plus imprescriptible - s’est substituée, au nom de ce sacro-saint alibi qu’est celui d’Allah, à l’ancienne dictature politique ou militaire. Aussi, entre ces deux inextricables maux que représentent ces types de tyrannie confessionnelle et idéologique, ne saurait-on dire, effectivement, lequel est le moins effroyable pour tout être humain.

Del Ponte et les crimes de guerre : du Kosovo à la Syrie

Carla Del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, a eu le courage, tout autant que le mérite, de dénoncer publiquement, malgré le conformisme ambiant, les atrocités commises par ces rebelles syriens, dont beaucoup sont d’inconditionnels adeptes de feu Oussama Ben Laden.

Reste à savoir, bien évidemment, si elle sera entendue : ce dont on peut légitimement douter, hélas là encore, au vu du peu d’écho qu’eut naguère son propre livre, emblématiquement intitulé La traque - Les criminels de guerre et moi (*), lorsqu’elle osa enfin y révéler au monde entier les ignominies perpétrées (dont un trafic d’organes humains prélevés sur des prisonniers serbes) durant la guerre du Kosovo (1999) par un certain Hashim Taci, alors chef incontesté de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) et aujourd’hui Premier ministre de ce même Kosovo, devenu à présent, avec la toute-puissante bénédiction des USA et au grand dam des Serbes eux-mêmes (qui, à l’époque, furent, conformément au dogme antiserbe d’alors, injustement diabolisés tandis que leurs adversaires se voyaient, à l’inverse, systématiquement blanchis), un pays souverain et indépendant.

Par fxavier - 8 mai 2013

(*) Editions Héloïse d’Ormesson, Paris, 2009