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Intervention de Bahar Kimyongür et Anastasia Popova
Syrie, ce que les médias ne disent pas

Vidéo de la conférence sur la Syrie - organisée par l’Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l’Homme (IIPJHR) et le Collectif des Syriens en Suisse - qui s’est tenue le 1er mars 2013 à la Maison des associations à Genève avec comme invités : l’intellectuel belge Bahar Kimyongür et la journaliste russe Anastasia Popova. [Silvia Cattori]


5 mars 2013 | - : Rôle des médias Syrie

Intervention de Bahar Kimyongür et Anastasia Popova à la Conférence sur la Syrie le 1er mars 2013 à Genève.

http://www.youtube.com/watch?v=6O7mqIO8Jmk

Voir également le film documentaire The Syrian Diary réalisé en 2012 par Anastasia Popova, une jeune et courageuse journaliste de la télévision Russia24.


Post scriptum

Un lecteur nous a transmis ce commentaire :

Il faut relever trois faits au sujet de nos medias occidentaux, soi-disant emblématiques de la « liberté d’information » :

1) Leurs journalistes ne séjournent que très brièvement en Syrie et toujours embarqués dans les fourgons des « rebelles de la liberté » - ces journalistes ne rendent donc jamais compte de la vie et du point de vue du peuple syrien, soit, comme le faisait remarquer Anastasia Popova, plus de 10 millions d’êtres humains au minimum ; Anastasia Popova a passé sept mois en Syrie, et les djihadistes ont essayé maintes fois de la tuer ;

2) Ces medias prennent pour argent comptant, et nous les revendent, les « informations » de l’ « Observatoire Syrien des Droits de l’Homme » (OSDH), qui distille les chiffres des morts et massacres attribués à l’armée nationale syrienne : officine qui a été créé à Londres par les Frères musulmans ; il aurait été tout aussi pertinent de solliciter les « informations » des Contras financées par les Etats Unis d’Amérique et leurs alliés dictateurs sud-américains pour renverser le gouvernement du Nicaragua.

3) Une publication comme Le Monde Diplomatique ne traite tout simplement pas du sujet de la Syrie. Laisser lyncher sans réagir un pays comme la Syrie par des pays à la botte des Etats Unis d’Amérique et des hordes de tortionnaires salafistes, déconsidère cette publication plus que toute autre, hélas.

Car l’affaire syrienne est le sujet le plus important de ces dix dernières années, aussi bien

a. sur le plan diplomatique

i. puisqu’au contact entre l’Empire des Etats Unis d’Amérique et l’émergence d’un ensemble de nouveaux pays non alignés, pourrait-on dire (Brésil, Russie, Indes, Chine et Afrique du Sud)

ii. Exemple typique de violation de la Charte des Nations unies sur le droit des peuples à l’autodétermination, et sur l’interdiction d’agresser un Etat souverain y compris en finançant des activités de guerre à son encontre ;

b. Sur le plan de la liberté et des droits de l’Homme, si chers à des intellectuels qui prêtent pourtant si souvent leur nom et leur plume à la renommée du Monde Diplomatique – je ne citerai que Régis Debray et Noam Chomsky :

i. Alors que s’enchaînent en Syrie les crimes de guerre commis par les « rebelles » -semble-t-il sous l’empire souvent de la drogue, pour commettre de telles atrocités– la population civile ne demande qu’à témoigner de la protection qu’elle attend et qu’elle obtient de son armée nationale ;

ii. Alors que les milices islamistes mises en place par les « rebelles » instaurent la Charia, massacrent tout ce qui n’est pas conforme à leur idée de la « religion », et bastonnent les femmes qui ne se transforment pas en cercueils ambulants.

Silvia Cattori