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Syrie : Cinq services de renseignements occidentaux en action

Un officier américain de la CIA à la retraite a révélé qu’au moins cinq services de renseignements étrangers œuvrent de concert avec leurs homologues turcs en Syrie.

18 septembre 2012

Cinq services et cinquante officiers

Selon Philippe Géraldi qui était interrogé par le journal turc Hürriyet, 50 officiers des services britanniques, français, allemands et grecs outre ceux de la CIA collectent des informations et guident les insurgés syriens à travers divers endroits, dont le consulat américain à Adana et la base aérienne d’Incirlik. Il a signalé qu’entre 15 et 20 hauts officiers de la CIA se consacrent entièrement au dossier syrien.

Géraldi qui a présidé la station de la CIA à Istanbul entre 1986 et 1989, et a servi durant 18 années dans le département de lutte contre le terrorisme, signale que la collaboration entre les services renseignements américains et turcs sont particulièrement étroits, de sorte que généralement un officier turc escorte ses homologues américains lors de leurs rencontres avec les responsables de la milice syrienne de l’Armée syrienne libre. Précisant que Washington offre au Turcs des informations qui sont généralement exclusivement réservées aux Israéliens, comme des images satellitaires et des informations techniques très sensibles.

Israël a mis sur les rails le changement du régime syrien

A noter que Géraldi avait révélé le mois de janvier dernier pour le magazine conservateur américain The American Conservativ que les avions de l’Otan, sans leur sigle, transportaient l’arsenal de Mouammar Kadhafi, ainsi que les miliciens volontaires depuis la Libye vers la région turque d’Iskenderun qui abrite le siège de l’ASL. Il avait rapporté que selon les avis de ses collègues de la CIA les informations de l’opposition sur les batailles violentes entre les miliciens et les soldats de l’armée régulière étaient sans fondement ainsi que celles sur les défections, « sachant que les défections documentées de sources indépendantes sont des faits rares ».

« De nombreux amis d’Israël aux Etats-Unis ont mis l’affaire du changement du régime sur les rails, ils croient qu’une Syrie faible et divisée par une guerre civile ne constituera pas de menace pour Tel Aviv », a-t-il affirmé.

Al Manar , 17 septembre 2012.