écrits politiques

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Qui peut prétendre qu’il "ne savait pas" ?
Entre victimes et bourreaux il est temps de choisir son camp

Le 28 septembre 2000 est une date terrible pour les Palestiniens. Une date qui marque le début du « soulèvement », l’ Intifada, déclenché par l’irruption provocante d’Ariel Sharon, sur un des lieux les plus saints pour les musulmans : la Mosquée Haram al Sharif.

27 septembre 2004 | - : Israël Lobbies Palestine Crimes de guerre

(Alaa Badarneh)

Mais de quel soulèvement parle-t-on ? Ne devrait-on pas parler de l’écrasement des Palestiniens ?

Durant ces années où les gouvernements israéliens successifs, de droite et de gauche, se sont conduits comme si les exigences d’humanité n’existaient pas, les gens ont assisté impuissants, à l’écrasement des Palestiniens. A dire vrai il n’y a pas de distinction entre gauche et droite en Israël ; ils ont tous mené la même politique criminelle contre le peuple palestinien dont ils attendent la capitulation.

Les gens bien informés, les Etats, les médias, savent fort bien que l’occupant illégal, fort des armes les plus sophistiquées, a systématiquement violé tous les articles de la IV Convention de Genève qui protègent les civils dans les territoires occupés.

A l’heure des comptes, nul ne pourra prétendre, comme les citoyens allemands hier « Nous ne le savions pas »

Dans ce conflit déséquilibré, l’attention des personnes qui ont des liens familiaux ou affectifs avec Israël, devrait se porter sur l’action illégale et les atrocités perpétrées par ce dernier contre les Palestiniens.

Les organisations juives, les personnes de confession juive, les médias, en général, portent une responsabilité considérable dans les souffrances générées de part et d’autres. De fait, ne pas condamner Israël revient à ouvrir la voie à plus de répression contre les Palestiniens, et par là même, à s’attirer des violences en retour.

Devant la multiplication des outrages contre des enfants, il est de notre devoir de réagir, et de demander à ces organisations juives si promptes à soupçonner abusivement des gens d’antisémitisme, de commencer par peser de tout leur poids pour faire cesser les crimes et délits, réels ceux-là, commis par Israël contre des populations civiles.

Nous ne cesserons jamais de le répéter. Persécuter des enfants captifs de l’occupation, menacer leur sécurité, est un crime impardonnable.

Si les hommes et les femmes du monde découvraient ce que nous avons découvert. Que la terre sainte est devenue une jungle de non droits, que le mouvement sioniste a systématiquement et intentionnellement trompé l’opinion mondiale, que l’implantation de l’Etat hébreu en Palestine est jonchées d’épisodes sinistres, d’épisodes qui font de lui un Etat criminel, ils ne pourraient plus accepter la version « officielle » colportée par des groupes financés par le Congrès Juif Mondial, très actifs en France et aux Etats-Unis. La critique du sionisme se radicalise à mesure que les gens découvrent l’étendue de la tragédie.

Les Palestiniens souffrent atrocement. Et cela ne peut qu’empirer aussi longtemps que les citoyens de confession juive resteront majoritairement silencieux quand ceux qui les défendent sont accusés d’antisémitisme. Leur honneur serait d’exiger de l’Etat d’Israël qu’il accepte la légalité internationale et les résolutions de l’ONU ainsi que la cessation des souffrances infligées aux enfants.

Ce que subissent des enfants en Palestine, est inacceptable. Sans parler de l’état de détresse, d’inquiétude et d’abandon que connaissent toutes les mères. Qu’y a-t-il de plus précieux pour chaque mère au monde que de savoir son enfant en sécurité et de pouvoir le serrer contre son sein quand il est en peine ?

Rester neutre, continuer de se taire, dans la situation si désespérément déséquilibrée que connaissent les Palestiniens, est une position immorale.

Les organisations juives devraient tout tenter pour contraindre Israël - qui est à l’origine des problèmes - à reconnaître les traitements inhumains infligés aux Palestiniens depuis 1948, et à leur apporter réparation.

Les victimes de l’occupation israélienne aujourd’hui, ne doivent pas moins compter que les victimes du nazisme d’hier, dont le monde célèbre naturellement la mémoire.

Silvia Cattori

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- Taking sides between victims and executioners