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La politique israélienne vue par des journalistes arabes
Israël s’attribue tous les droits sur les terres palestiniennes

Le quotidien israélien Haaretz a révélé que le gouvernement de Benyamin Netanyahu projette de consacrer juridiquement sa mainmise sur les territoires de Cisjordanie en annexant les colonies que l’État hébreu s’était engagé – avec la garantie des États-Unis et de l’Europe - à démanteler et à restituer aux Palestiniens à plusieurs reprises depuis les accords d’Oslo, en 1994.

25 juillet 2011

L’article confirme les orientations de l’administration américaine au sujet de la solution des deux États, développée dans le discours de Barak Obama.

Le président états-unien a estimé que la colonisation de la Cisjordanie est une conséquence du développement démographique, comme il l’a répété dans ses discours, et a plaidé pour la consécration des résultats de ce « phénomène naturel ». Ce qui signifie que Washington bénit la confiscation et l’annexion de territoires appartenant aux Palestiniens, une réalité imposée sur le terrain par le Mur de la séparation, dont la construction se poursuit en dépit de l’avis défavorable du Tribunal pénal international.

Benyamin Netanyahu consacre l’occupation et s’attribue des droits sur les terres palestiniennes. De même qu’il annonce qu’Israël n’est pas disposé à échanger des territoires avec les Palestiniens, donnant le coup de grâce aux maigres illusions palestiniennes de pouvoir récupérer, à travers un éventuel échange – notamment dans le Néguev -certains des territoires engloutis par la colonisation effrénée, financée par des fonds américains fédéraux et privés.

Le projet d’État palestinien avancé par les États-Unis n’est, en réalité, qu’une anomalie géographique, sans continuité et sans âme, à cause de la judaïsation de Jérusalem.

Il faut ajouter, à tout cela, la condition posée aux Palestiniens par l’Occident pour qu’il reconnaisse leur État, à savoir la reconnaissance de la judaïté d’Israël. Ce qui implique, automatiquement, la fin du droit au retour des cinq millions de réfugiés palestiniens.

Cela signifie, en clair, que l’État hébreu et l’Occident exigent des Palestiniens qu’ils cautionnent la liquidation pure et simple de leur cause.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, court toujours derrière le mirage des négociations. Il exprime sa détermination à, en même temps, demander à l’Onu la reconnaissance de l’État palestinien, et poursuivre les pourparlers avec le gouvernement de Netanyahu. Pourtant, Tel-Aviv et Washington ne lui ont laissé aucune porte de sortie honorable, tandis que l’Union européenne est complètement alignée sur les positions états-uniennes. Le silence qui a suivie l’arraisonnement du bateau de la dignité, battant pavillon français, est la meilleure preuve de l’assujettissement de l’Europe à la volonté israélo-américaine.

Les tentatives et les efforts de l’Occident visant à améliorer son image auprès des Arabes ne serviront à rien tant que son attitude et ses politiques resteront dictées, aveuglément, par les intérêts d’Israël.

Dans ces conditions, les circonstances objectives pour l’éclatement d’une troisième Intifada ne tarderont pas à être réunies. Et cette nouvelle révolution des Palestiniens, couplée aux succès de la Résistance libanaise, sonneront le glas de la « Formule zéro », que l’État hébreu et ses alliés cherchent à imposer au peuple palestinien.

New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf (*)
Tendances de l’Orient No 41, 25 juillet 2011.


(*) Chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques Arabes et Internationales de Beyrouth.

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- Zero option on the Palestinian track