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Une expérience bouleverante
Partir en Palestine

Partir d’Europe ou d’Australie, pour atterrir à Tel Aviv, en guerre contre ses voisins, et dont l’on s’imagine déjà tout savoir, ce n’est pas anodin. Cela peut devenir le commencement d’une réflexion qui ne vous laissera pas inchangé.

15 août 2003 | - : Israël Palestine

Les Palestiniens et leur combat inlassable pour la liberté

La souffrance des Palestiniens, claquemurés dans cette prison dans laquelle Israël a enfermé le peu qui reste de la Palestine, la Cisjordanie et Gaza, va au delà de ce que l’on peut s’imaginer au-dehors. Les Palestiniens ont impérativement besoin que l’ONU dépêche des enquêteurs pour faire état des abus qu’ils subissent.

Abandonnés par la « communauté internationale » (qui se résume aux pays occidentaux), de plus en plus exposés aux massacres de l’armée israélienne - et à la radicalisation de nombreux juifs qui arrivent de l’étranger pour aller coloniser la terre arabe par la force - les Palestiniens ont appelé dès 2001 à la une plus large solidarité internationale, de manière à rompre leur isolement.

Les Palestiniens ont peur. Peur d’être laissés à la merci des opérations militaires l’État d’Israël. Un État, il faut le rappeler, gouverné par des criminels de guerre, tel Sharon, Mofaz, Yaalon. Les Palestiniens ont d’autant plus raison d’avoir peur que, au plus fort de la répression de l’armée occupante, les États-Unis mettent toujours leur veto à toute sanction de l’ONU. Leur peur n’a cessé de s’amplifier à mesure que la guerre anglo-américaine contre l’Irak - une guerre fortement voulue par Israël – est devenue une réalité.

Le temps presse. Nous ne pouvons pas continuer à rester inertes, ni attendre qu’Israël et les États-Unis rendent une quelconque justice aux victimes de leur politique impériale dévastatrice.

Chaque jour qui passe, les Palestiniens perdent toujours plus de vies et de terres. Durant des décennies de soutien, le mouvement de solidarité n’a jamais fait que des actions qui n’ont en rien heurté Israël ; celui-ci n’a jamais été empêché de réaliser son projet de Grand Israël.

Un quotidien terrifiant

Partir en Palestine - deux, trois semaines, trois mois – pour agir, témoigner, tenter, en association avec les ONG palestiniennes, d’empêcher l’armée israélienne de tuer des innocents, de déporter des villageois, de détruire des maisons et des cultures, est la plus immédiate et appréciable des solidarités. Il ne faut pas hésiter à partir en tout temps, même en solitaire. En échange de notre venue, les Palestiniens nous offrent, en même temps que leur généreuse hospitalité, une ouverture sur un autre monde, la chance d’une réflexion profonde sur nous-mêmes, sans quoi on ne peut avancer…
Nous sommes début 2001. Une année terrible s’achève. La Palestine est à l’agonie. Les gens se souviennent avec effroi de quantité d’épisodes où l’armée israélienne a rasé des centaines de maisons, fauché des centaines de jeunes Palestiniens. Les conséquences négatives de l’occupation israélienne sur la santé, sur l’emploi, sur l’éducation, sur le quotidien des gens, sont incalculables. L’angoisse grandit.
Sept longues années se sont écoulées depuis les accords signés à Oslo. Qu’ont-ils reçu en échange ? Israël ne leur a rien donné. Au contraire, il s’est servi de ces accords pour balayer l’Autorité palestinienne, assassiner tous les cadres de la résistance. Tous les ingrédients sont là, qui laissent présager le pire. La frustration des Palestiniens est à son comble, aussi bien contre l’occupant israélien qui renforce son appareil de répression, consolide le régime d’apartheid et poursuit l’implantation de colonies, que contre l’autorité palestinienne qui, à force de compromissions avec Israël en contrepartie de monnaies sonnantes et trébuchantes, les a conduits dans une véritable impasse.
Le moral de la population est au plus bas. Les gens vivent mal les erreurs et les trahisons d’Arafat qui, après les avoir désarmés, les a laissés à la merci de la Shabak. La marmite à vapeur est en passe d’exploser. Les Israéliens n’attendaient que cela : l’explosion des Palestiniens, pour ensuite resserrer encore davantage la vis, les écraser dans un grand bain de sang et éloigner toute idée de paix. Cette stratégie de la terreur a toujours grandement profité aux Israéliens.
En jetant les bases d’un mouvement d’action non violente, Ghassan Andoni a voulu donner, en même temps qu’un cadre de lutte, un espoir au désespoir croissant. C’est dans ce contexte déprimant que des volontaires internationaux, émus par la souffrance du peuple palestinien, sont arrivés par centaines en Palestine pour soutenir les actions de l’ISM. Ils se sont révélés capables d’exprimer une réalité nouvelle : la capacité d’hommes et de femmes, tous âges, tendances politiques et nationalités confondus, à s’affirmer comme des témoins dont nul ne peut nier la qualité de la preuve. L’ISM est majoritairement composé d’Américains, Britanniques, Danois, Suédois, Irlandais. Leur originalité : se fondre dans la population, être présents là où l’armée opère, informer immédiatement les médias des violations des droits humains dont ils sont témoins, rappeler aux soldats qu’ils auront un jour à répondre de leurs crimes.
Durant ces longs mois terribles de guerre unilatérale lancée par le gouvernement Sharon – Peres, l’arrivée inespérée de ces volontaires a été la bienvenue pour les Palestiniens assiégés. Et pour ces internationaux, la découverte d’un peuple généreux dans l’accueil, magnifique dans la détresse, digne dans le malheur, était une expérience humaine, certes infiniment dure, mais aussi infiniment émouvante. Riches de ce vécu intensément partagé - qui donnait une nouvelle orientation, un sens nouveau à leur vie, ils pouvaient, une fois rentrés chez eux, témoigner des injustices qu’ils avaient constatées et ajouter un nouveau maillon à la chaîne de solidarité jamais rompue par la grâce de toutes ces figures humaines qui ne manqueraient pas de reprendre le flambeau…

Je suis aujourd’hui plus convaincue que jamais que l’existence de ce mouvement de solidarité décentralisé, qui ne prend pas position dans le débat intérieur, mais s’engage concrètement sur le terrain en faveur des plus démunis, des plus persécutés par Israël, pour témoigner et offrir un message d’amour, est quelque chose d’utile. Il s’agit d’une organisation non gouvernementale palestinienne qui opère en concertation avec d’autres ONG.

Doté d’un réseau capable d’encadrer les arrivants, l’ISM a besoin de tous les hommes et femmes épris de justice, prêts à s’engager sur le terrain, afin d’assurer une présence constante - partout où l’armée israélienne s’en prend à des civils. En deux ans, quelques milliers de volontaires se sont rendus en Palestine. Il en aurait fallu bien davantage. C’est une goutte dans l’océan de l’horreur absolue. Néanmoins, pour les victimes de cette écrasante machine à broyer qu’est Israël, même ce peu est mieux que rien. Les gens de Naplouse, de Jénine, pleuraient de gratitude quand ils ont vu notre petite poignée d’internationaux arriver, courir à travers champs au péril de notre vie, en avril 2002, défiant l’armée israélienne qui s’était retirée mais maintenait toujours les villes encerclées, bouclées, après ces longues semaines effroyables de siège.

Décrits par la BBC comme des militants des droits humains, les membres de l’ISM ont à cœur d’occuper le vide laissé par la communauté internationale, pour se livrer à des actions humanitaires et appuyer les Palestiniens dans des actions de désobéissance civile contre les abus de l’occupant. Très vite, ces témoins acharnés à tout filmer, ont gagné la sympathie de la population. Pourchassés, blessés, arrêtés, expulsés par l’armée israélienne qui veut agir, opérer ses crimes, sans témoins, ils n’ont jamais abdiqué leur devoir de témoigner en défense des civils martyrisés.

Israël a voulu les faire taire, les frapper d’interdit. Cela n’a fait que renforcer leur détermination. Après le meurtre de Rachel Corrie - écrasée en mars 2003 par un bulldozer militaire [1] – le mouvement n’a cessé de grandir. Les parents des trois membres de l’ISM, gravement blessés et tués par les soldats israéliens, quoique défaits par le chagrin, se sont immédiatement engagés à poursuivre le combat mené par leurs enfants, convaincus qu’ils défendaient une juste cause.

Une expérience humaine émouvante

Aller en Palestine, c’est dire non, de manière directe, à l’occupation illégale, non à l’apartheid, non aux assassinats d’enfants, non à la terreur d’État... Pas besoin d’être accompagné par des professionnels de la politique, pas besoin d’avoir des diplômes, pas besoin d’être riche, pas besoin d’être chapeauté par une association extérieure, pas besoin d’être jeune ni d’être un aventurier. Chacun de nous, peu importe sa formation et ses compétences, peut apporter sa petite pierre à l’édifice. Il suffit d’être habité par la passion de la justice et de savoir s’ouvrir humainement à autrui, dans le respect de ses usages et coutumes.

Unis en un front commun, toutes nationalités et religions confondues, nous pouvons par notre détermination signifier à la plus aguerrie des armées que rien ne peut empêcher jamais la justice et la liberté des peuples opprimés de triompher.

Israël est à la racine de tous les maux qui martyrisent la Palestine. Ce ne sont ni les résistants du Hamas ou du Jihad ou du FPLP, ni ces enfants broyés qui vont faire l’inimaginable, le sacrifice de leur jeune vie, à Tel Aviv, qui sont une menace pour Israël. C’est Israël, avec son arsenal de guerre effrayant qui est la vraie menace.

Les cruelles punitions collectives qu’Israël inflige continuellement au peuple palestinien ont pour but pervers d’engranger le processus violence-répression. Le frère de Tamar - une juive de 19 ans tuée dans un attentat suicide à Jérusalem - ne se trompait pas d’ennemi quand il a crié sa fureur à la tête du général Mofaz, venu lui présenter ses condoléances. « Tu n’offres que violence et tueries. Cela est la seule chose que tu nous offres. Qu’est-ce que tu as inventé d’autre durant des années ? Mis à part tuer des civils, quoi d’autre as-tu fait ? Tu es le chef de l’état-major (…) tu es notre Ministre de la Défense, qu’as-tu fait ? Tu as tué ma sœur. Tu es complice de meurtre… »

Là est tout le problème. Les colonisateurs israéliens ne veulent pas la paix. Ils veulent gagner du temps, ils veulent étendre leurs colonies de peuplement et détruire toute forme de vie chez les Palestiniens. Ce sont elles, ces colonies casernes impénétrables, qui trônent en plein milieu de ces collines antiques arrachées aux Palestiniens, qui depuis 1967 ont graduellement avalé les plus beaux paysages de l’histoire humaine, attisé les feux et mis la vie des Palestiniens en péril.

Comment aider concrètement les Palestiniens dans leur quête désespérée de justice

Il y a plusieurs manières d’apporter une aide concrète aux Palestiniens. Mais la première, la plus urgente, nous en avons déjà parlé, consiste à encourager les gens à aller en Palestine, pour voir ce qui s’y passe en vrai et combler le vide laissé par la communauté internationale [2], à l’exception de l’UNRWA.

La seconde manière d’aider le peuple palestinien est de leur rendre justice en reconnaissant l’injustice dont ils sont victimes. Donc, s’attacher à apporter au monde des témoignages impartiaux et justes, dénoncer de manière aussi efficace que possible l’abîme qui existe entre la réalité sur le terrain et la manière dont elle est traitée dans nos médias. Comment ? En écrivant inlassablement des protestations aux médias dont les commentaires ou les images présentés donnent une vue biaisée, et boycotter les organes de presse tant que leurs journalistes ne répondront pas à des exigences d’impartialité.

Aussi longtemps que les Palestiniens n’auront pas gagné cette bataille cruciale de l’information – mis à nu la propagande diffusée par le Mossad et ses relais dans le monde - et que l’opinion publique continuera d’être victime de sa mortelle duperie, Israël pourra continuer de violenter des peuples.

La troisième manière d’aider, et non la dernière, est de rappeler que, face à la lâcheté complice de nos gouvernements, l’action courageuse des internationaux redonne à nos peuples dignité en même temps qu’espoir aux victimes martyrisées.
Il faut exiger des principaux responsables gouvernementaux leur condamnation formelle et publique pour faire cesser les violations des droits humains par Israël, sans jamais relâcher la pression, jusqu’à ce qu’ils finissent par contraindre Israël à respecter la légalité internationale.

Vous êtes nombreux parmi les Arabes et les musulmans à souffrir, à exprimer votre amour pour le peuple palestinien, votre infinie tristesse de ne pouvoir aller à son secours. Israël, qui règne en maître, vous en interdit l’accès. Nous comprenons votre grande frustration, votre révolte. Cela dit, vous pouvez vous rendre utiles hors de Palestine : en allant témoigner votre soutien dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban, par exemple. En ces lieux d’angoisse et de non vie où les réfugiés Palestiniens attendent, depuis plus d’un demi-siècle, justice. Il est important de se rendre dans ces camps. Déjà pour y voir plus clair soi-même et, à l’écoute des derniers témoins directs de l’exode forcé de 1948, se donner la chance d’atteindre à une vision plus vibrante et humaine de ce drame ; une vision basée sur une véritable compréhension de « l’autre » et de sa complexité, et non pas, comme le font nos médias, sur des caricatures et des froides simplifications.

La situation est désespérée. Ceux qui veulent véritablement aider les Palestiniens à obtenir le plus rapidement possible le retrait de l’occupation militaire, la fin de l’apartheid, leur retour chez eux, dans une Palestine apaisée où ils puissent vivre dignement, doivent redoubler d’inventivité, s’ouvrir - par delà les clivages - à toutes les forces politiques, religieuses, civiles ; à de nouvelles formes de solidarité. Et dire les choses comme elles sont : dire qu’Israël est un État colonial raciste hideux, basé sur l’épuration ethnique et le mensonge, un État hors la loi et la légalité, qu’il doit être mis au ban des nations, tant qu’il maintient cette politique.

Tout citoyen, conscient des dangers, se doit de faire pression sur toutes les forces politiques de son pays et exprimer son indignation chaque fois qu’elles restent silencieuses ou inertes face à la cruauté d’Israël.

Nous n’avons entendu grand monde - à droite comme à gauche - s’insurger publiquement contre les « assassinats ciblés » visant des cadres politiques ou militaires de la résistance palestinienne. Les partis politiques et les associations sont restés étrangement silencieux durant les années d’exécutions extrajudiciaires par Israël.

Ce silence est révoltant. Les Palestiniens ont le droit de résister à l’occupation de leur terre. La reconnaissance de ce qui distingue l’occupant de l’occupé devrait être au cœur de la revendication de justice pour les Palestiniens.

Les nazis aussi accusaient tous les résistants de terrorisme, les passaient par les armes. Ces « terroristes » qu’Israël extermine si sauvagement sont des êtres humains, des êtres dignes. Ce sont des résistants qui ont la confiance et l’amour de leur peuple ; ils méritent notre respect, notre défense, notre soutien.

Les résistants palestiniens se battent légitimement. Il faut savoir désigner clairement les vrais coupables pour ne pas créer une nouvelle injustice ni occulter les souffrances d’un peuple qui est, lui, dans une situation d’inégalité. Il faut savoir reconnaître le droit des Palestiniens à se défendre militairement contre l’occupation. Et ne jamais perdre de vue que les violences commises par un État sont infiniment plus graves que celle commises par des groupes non étatiques.

Les associations, les partis, les défenseurs des droits humains, devraient dénoncer systématiquement les escadrons de la mort israéliens ; ils devraient expliquer à l’opinion qui sont ces pères et fils de famille héroïques qui se sont soulevés tout au long d’un demi-siècle pour le rétablissement de leurs droits et qu’Israël exécute sauvagement ; ils devraient rendre honneur et justice à ces légions de patriotes victimes de la barbarie d’Israël.

Nous les journalistes et les témoins venus ici en Palestine, sommes considérés comme associés aux « terroristes » aux yeux des soldats d’Israël, dès lors que nous appelons à traiter les Palestiniens avec plus d’humanité. Quand Israël dit qu’il « éradique » (sic) des terroristes, il assassine l’âme et la vie d’un peuple. Les militaires israéliens ont donné l’ordre de tuer à Jénine en 2002 un être aussi fin et généreux que Iain Hook, fonctionnaire anglais de l’UNRWA, alors qu’il implorait les soldats de cesser de tirer sur des enfants. Nombreux sont les témoignages qui ont apporté la preuve que les soldats israéliens ont l’ordre de tuer des enfants.

Aller en Palestine, oui, mais avec humilité. Avec, surtout, la générosité du désintéressement et de la tolérance. Si on y va, il convient de se préparer minutieusement en coordination avec des vrais palestiniens.

Projeter, depuis l’extérieur, des « missions » et des projets, en association avec des représentants de l’Autorité palestinienne - que le peuple rejette en sa grande majorité - ou des associations basées en Israël ou à Jérusalem, mais qui ne vivent pas sous occupation, qui sont moins directement exposées – comme cela s’est fait jusqu’ici, c’est faire peu de cas des aspirations et de la volonté d’un peuple qui souffre et entend prendre en mains sa destinée.

Le mouvement de solidarité, tel qu’il s’est exprimée jusqu’ici, devrait faire l’objet d’un bilan critique. L’argent n’a pas été versé là où il aurait fallu qu’il soit versé en priorité. Ce qui a contribué à créer de nouvelles injustices et à corrompre les divers groupes en contact avec l’extérieur.

Partir à la découverte, en sillonnant cette terre sainte violée, complètement bouleversés, livrée à la brutalité des soldats d’Israël permettra de comprendre que la Palestine résume, à elle seule, toutes les injustices et les lâchetés du monde. Tout est dur à observer. À commencer par ces paysages bibliques que vous ne pouvez pas regarder sereinement, en pensant à ces milliers de Palestiniens et d’oliveraies qu’Israël a massacrés, fauchés, pour y ériger à la place, des colonies, des murs d’apartheid, des prisons, des campements militaires.

Quand la colère vous saisit, vous ne devez jamais perdre de vue que vous n’êtes pas venus là pour prendre le parti de l’un contre l’autre, mais parce que vous avez fait vôtre ce postulat, que la seule vérité est celle du droit et de la justice.

Silvia Cattori



[1Voir : « À Alice, Nick, Tom, Rachel, Brian », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 13 mai 2003.

[2Les institutions de la communauté internationale ont gravement manqué à leur devoir d’assistance à un peuple en danger. En effet, elles se sont lamentablement pliées, dès mars 2002, à l’interdiction d’entrer dans les zones militaires fermées par Israël en Palestine, laissant ainsi les victimes des violences israéliennes sans secours. Seuls les agents de la CIA et des soldats de l’armée américaine ont le feu vert d’Israël pour entrer dans les villes et les villages décrétées zones militaires fermées. La guerre contre l’Afghanistan et d’autres guerres régionales en préparation, il s’agissait, pour eux, de s’entraîner aux méthodes de guérilla urbaine sur le dos des Palestiniens. La Palestine était le champ d’entraînement idéal pour s’exercer aux méthodes de traque à l’homme, aux ratissages selon la pratique des « houses to houses ».


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