11 août 2007 | Hedy Epstein et Greta Berlin, deux parmi les nombreuses personnalités qui participent au projet « Un bateau pour Gaza » expliquent, dans l’entretien accordé à Silvia Cattori, pourquoi le bateau ne « lèvera pas la voile » cet été, comme initialement prévu, mais au printemps prochain
29 juillet 2007 | Après avoir réussi à diviser les Palestiniens, Israël n’a-t-il pas réussi ce pourquoi il a assidûment œuvré, à savoir : rendre la scission géographique et politique entre Gaza et la Cisjordanie définitive ? Tariq (*), un habitant de Gaza témoigne.
6 juillet 2007 | L’autre jour, alors que je regardais les nouvelles de la BBC, j’ai vu l’horreur : des soldats israéliens tirant sans discontinuer sur un cameraman palestinien à terre et sur les hommes qui voulaient le secourir. Il est très pénible de supporter la vue de ces images inhumaines. Mais notre devoir est de les faire connaitre, de réagir, et de dire non à ces crimes odieux.
14 juin 2007 | Hedy Epstein, âgée aujourd’hui de 82 ans, est née à Freiburg, en Allemagne, en 1924 (*) et vivait à Kippenheim, un village situé à environ 30 km au nord de Freiburg. Elle est l’unique enfant de parents qui sont morts dans les camps d’extermination nazis. Elle n’a jamais cessé de lutter en faveur des droits et pour la dignité de tous les êtres humains.
6 juin 2007 | Greta Berlin, 66 ans, est une femme d’affaires de Los Angeles. Ces quatre dernières années, elle a rejoint par deux fois l’International Solidarity Movement en Palestine occupée. Également membre des Femmes en noir, elle est l’une des nombreuses personnes qui ont organisé un projet peu usuel : aller à Gaza en bateau. Dans l’entretien Greta Berlin explique les raisons de cette entreprise courageuse.
12 mai 2007 | Le blocus économique imposé au peuple palestinien par Israël dure depuis plus d’une année déjà. Son but : plier les Palestiniens, les punir collectivement pour avoir voté Hamas. Ce blocus est criminel.
8 avril 2007 | Khaled, est un père de famille lié à aucun parti politique. Il parle ici de la situation telle qu’elle est perçue par l’homme de la rue, dans cette enclave de Gaza soumise aux cruautés du blocus militaire et des punitions collectives de l’Etat d’Israël.
2 février 2007 | « Les choses vont très mal ici. Déjà 30 morts et 300 blessés depuis que les gens du Fatah ont brisé la trêve jeudi". Premier fait inquiétant : les livraisons d’armes fournies par les Etats-Unis - d’entente avec l’Egypte et Israël, pour aider le Fatah à combattre les gens du Hamas - se multiplient. En quelques jours, les gens ont vu entrer douze camions à Gaza par le passage de Kerem Abu Salem entre l’Egypte et Israël » raconte un habitant de Gaza
28 janvier 2007 | Ahmed, 34 ans, témoigne depuis Gaza de la souffrance de son peuple. Il se définit comme un Palestinien qui n’est affilié à aucun mouvement.
20 décembre 2006 | L’annonce de nouvelles élections présidentielles et législatives par Mahmoud Abbas a jeté le peuple palestinien, qui souffre déjà de la terreur que fait régner l’armée israélienne, dans des affrontements ïnter palestiniens sanglants. Nous avons recueilli le témoignage d’Ali, un Palestinien de 35 ans, qui réside avec sa famille dans ce chaudron appelé curieusement « Bande de Gaza ». Son inquiétude contraste avec l’optimisme avec lequel les nouvelles élections sont présentées par des représentants palestiniens au-dehors, dont Elias Sanbar. **
3 novembre 2006 | Un jeune palestinien de Beit Hanoun témoigne.
« Beit Hanoun, avec ses 30’000 habitants, était déjà l’objet d’agressions quotidiennes et de frappes aériennes depuis le 25 juin. Maintenant elle est assiégée par des troupes israéliennes au sol. Nous avons vu les chars avancer, se mettre en place. »
Propos recueillis par Silvia Cattori
2 août 2006 | L’Etat d’Israël maintient la fermeture complète de la bande de Gaza et poursuit, sur la partie au nord, sa guerre, cyniquement baptisée « Pluie d’été » ; guerre qui a déjà tué près de 200 personnes et fait des milliers de blessés. Un palestinien résidant dans le camp de réfugiés de Beit Hanoun, au nord de Gaza, témoigne.
31 juillet 2006 | L’armée d’occupation maintient deux fronts simultanés : son infanterie bombarde la Bande de Gaza, tandis que sa marine et son aviation bombardent le Liban. En séparant les populations, à l’occasion du démantèlement des colonies, et en clôturant les frontières, Israël a transformé la Bande de Gaza en une nasse dont il est impossible de sortir et où chacun est devenu une cible potentielle. Propos recueillis par Silvia Cattori.
15 juillet 2006 | Ils sont fiers de leur université. Ils frissonnent de rêves et de désir de s’ouvrir au monde. Ils arrivent ici chaque matin après avoir vaincu bien des obstacles : attentes humiliantes en ces lieux de soumission que sont les « check-points » militaires, longues marches à travers monts et vallées. Ils se sentent, à l’intérieur de leur campus, comme dans une sorte de paradis, en sursis. Ils rient, plaisantent, s’oublient. Leurs regards sont francs, leurs paroles sont empreintes de gravité et d’émotion. Ils vous enseignent que nul être ne peut se laisser humilier sans se rebeller et que nul Etat ne peut échapper au jugement de l’histoire.
14 juillet 2006 | Le témoignage de ce père de famille palestinien habitant au nord de Gaza - qui tient à garder l’anonymat - donne une idée du découragement de la population de Gaza une année après le démantèlement des colonies juives et le départ des colons. L’armée israélienne est revenue à Gaza. Ses troupes occupent le centre de Gaza, flanquées d’une dizaine de chars et de bulldozers militaires. Ils rasent les cultures, les serres. Depuis deux semaines, les F 16 et les drones bombardent des maisons habitées par des familles nombreuses, faisant des centaines de tués et de blessés.
27 juin 2006 | Marwan qui réside à Gaza City témoigne.
11 juin 2006 | Le point de vue du jeune boulanger palestinien de Gaza - qui a voté pour le Hamas, lors des récentes élections, en espérant que celui-ci parvienne à alléger la souffrance de son peuple - reflète de manière sincère ce que ressent une large partie de la population de Gaza. Ce qu’il affirme peut nous aider à repenser notre manière de voir les choses.
3 avril 2006 | Omar, un résidant de Gaza témoigne.
Il dénonce notamment le rôle de Rashid Abou Shabak, chef de la Sécurité préventive, ainsi que de Mohammed Dahlan, dans l’assassinat, le 31 mars 2006 à Gaza, d’Abou Youssef Al Qouqa, chef des brigades Salah Ed Deen, la branche armée des Comités de Résistance populaire soutenus par le Hamas.
24 janvier 2006 | Un Palestinien qui réside dans le camp de Beit Hanoun, au nord de Gaza, * s’exprime ici sur les menaces qu’Israël fait peser sur la vie et la santé des gens en maintenant Gaza cadenassée, sous contrôle, en pillant ses ressources en eau, en déversant des tracts sur Gaza pour les pousser à quitter leurs maisons.
20 janvier 2006 | Les élections législatives palestiniennes du 25 janvier 2006 s’annoncent comme un séisme politique : le Hamas pourrait emporter la majorité des suffrages. Aussi les médias traditionnels s’efforcent, par avance, de diaboliser ce mouvement politique.
3 octobre 2005 | Fortement médiatisé par les services de communication israéliens, le départ des colons de Gaza n’augure pas d’une relance du processus de paix, mais bien au contraire d’un renforcement de la répression.
19 juillet 2005 | Tariq, vit avec sa petite famille dans la précarité d’un camp de réfugiés de la Bande de Gaza. Il témoigne ici, avec la lucidité du désespoir, des difficultés qu’endurent présentement ses frères de lutte. Il analyse aussi, avec la clarté de celui qui vit ce qu’il décrit, les compromissions d’une autorité palestinienne, plus soucieuse, semble-t-il, de consolider son pouvoir que de défendre les intérêts de son peuple.
15 mai 2005 | Alors que la défense des citoyens devrait être au cœur de la politique, il n’en est rien ; l’État, les élus, participent de la campagne d’intolérance qui frappe actuellement Dieudonné. Or, quand tous les pouvoirs se transforment en procureurs en cédant aux pressions d’organisations tribales, ce sont les fondements d’une société démocratique qui sont ébranlés.
5 février 2005 | Khaled habite dans le camp de réfugiés de Jabaliya comme en prison. Agé de quarante ans, Khaled n’est membre d’aucun mouvement politique ou religieux. Il est représentatif de cette génération de Palestiniens qui sont rentrés en Palestine en 1994, qui n’ont aucun statut et qui, faute de papiers ne peuvent aller nulle part. Malgré la dureté de son sort, Khaled se dit heureux d’avoir un petit salaire qui lui permet de nourrir sa famille.