écrits politiques
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Boycottage économique contre l’Apartheid israélien
Veolia amené à se retirer du projet de tramway à Jérusalem
En une première victoire éclatante dans le domaine de la responsabilité des entreprises et de la conformité éthique, le mouvement mondial BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) a amené Veolia à abandonner le projet de tramway léger de Jérusalem, projet illégal qui vise à relier les colonies israéliennes construites sur le territoire palestinien occupé, à la ville de Jérusalem.
9 juin 2009

Février 2008, la construction du tramway colonial (photo Anne Paq/ActiveStills)

Comme l’admet l’article du Ha’aretz [1], le succès de la campagne BDS, qui a coûté à Veolia quelques 7 milliards de dollars de contrats, est à l’origine de la décision prise par la compagnie dans la tourmente de se retirer du projet.

Il est utile de mentionner que Le Monde a récemment publié un article qui révélait aux lecteurs français et, de façon cruciale, aux actionnaires de Veolia, que l’entreprise perdait de l’argent du fait de sa complicité dans un projet qui constitue une violation majeure du droit international, sinon un crime de guerre.

Cette grande victoire est le résultat d’années d’un travail difficile, éthique, méticuleux et tenace :

- des groupes français de solidarité, tel l’AFPS, et du développement du mouvement BDS français, qui ont été l’instrument de la perte par Veolia d’un énorme contrat à Bordeaux ;

- des militants hollandais qui obtinrent le premier succès en convainquant une banque hollandaise de désinvestir de Veolia et exercèrent une pression sur d’autres banques pour qu’elles fassent de même ;

- des groupes suédois pour la justice et la paix, principalement liés à l’Eglise de Suède, en particulier Diakonia, et des groupes suédois de solidarité avec la Palestine, qui coûtèrent à Veolia la perte du plus gros contrat, celui du métro de Stockholm, d’un montant de 4,5 milliards de dollars ;

- des groupes de solidarité et militants britanniques, en particulier ceux qui sont affiliés à la Palestine Solidarity Campaign, qui ont énormément contribué à l’exclusion de Veolia d’un contrat lucratif dans les West Midlands ;

- et, bien sûr, du Comité National de la campagne palestinienne BDS, qui s’est associé avec tous les partenaires ci-dessus, dans la campagne « Faisons dérailler Veolia et Alstom » pour pousser l’entreprise à abandonner ce projet illégal.

La campagne « Faisons dérailler Veolia et Alstom », qui associe des militants et des groupes de nombreux pays, tous faisant pression sur les deux géants français pour qu’ils abandonnent le projet du Tramway Léger de Jérusalem (JLR), a été officiellement lancée lors de la conférence de l’Initiative de Bilbao, au Pays Basque, en novembre dernier.

Il est temps maintenant de faire pression, entre autres, sur l’Arabie Saoudite, l’Egypte, l’Iran, les Etats du Golfe, pour qu’ils expulsent Alstom en raison de sa complicité dans ce projet illégal.

La solidarité avec la Palestine ne signifie rien si elle ne se traduit pas par des actions de boycottage, désinvestissement et sanctions, qui coûtent cher au régime israélien d’occupation et d’apartheid.

Il est temps de faire DERAILLER ALSTOM !

Omar Barghouti
Le 8 juin 2009.

Traduction française : JPH (09.06.2009)

Article original en anglais (08.06.2009) :
http://www.bdsmovement.net/ ?q=node/434



[1] Voir : http://www.haaretz.com/hasen/spages/1091186.html