écrits politiques
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L’accusation d’antisémitisme comme arme au service d’Israël
Quand diffamer est facile
Réponse aux réflexions de M. Johanne Gurfinkiel qui a vilipendé l’humoriste Dieudonné dans le quotidien « 24 Heures » du 18 décembre 2004.
2 janvier 2005 | Thèmes (S.Cattori) : Lobbies pro-israéliens Liberté d’expression

Monsieur le Rédacteur,

Quand M. Gurfinkiel [1] laisse entendre dans votre journal que Dieudonné a fait des « déclarations qui ne sont pas sans rappeler les théories antisémites développées autour d’un complot juif mondial », et que, pour donner encore plus de poids à ses accusations, il ajoute que Dieudonné « est engagé dans un combat de dénigrement de la mémoire des millions de victimes de la Shoah », il profère des accusations d’une extrême gravité : il porte atteinte à l’intégrité d’une personne publique.

M. Gurfinkiel a le droit de ne pas apprécier l’humoriste. Mais dès lors qu’il exprime publiquement des accusations qui le diffament gravement, il serait souhaitable qu’il apporte la preuve de ce qu’il affirme.

Aucune des dix-sept plaintes portées contre Dieudonné, par des organisations juives en France récemment, n’a fait l’objet d’une condamnation pour « antisémitisme » : les tribunaux ont chaque fois innocenté Dieudonné.

Quand M. Gurfinkiel - qui est secrétaire général d’une instance qui s’emploie à «  combattre l’antisémitisme et la diffamation » - parle de son «  combat pour la tolérance et le respect de l’autre » on a de la peine à le croire !

En accusant, comme il l’a fait, l’humoriste, pense-t-il sérieusement combattre pour la tolérance ?

Silvia Cattori

"24 heures" est un quotidien suisse romand


[1] Il anime une association dont l’objecrif principal est d’accréditer l’idée que « l’antisémitisme est une menace »