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Crimes de guerre israéliens
« Arrêtez de tuer les enfants de Balata »

Mohammed Aboddra a été arraché à sa famille, enlevé par les forces israéliennes d’occupation le 9 août. Il serait enfermé à la prison de Howara. Une prison réputée pour la cruauté de ses geôliers. Maintenant j’apprends que Mahmoud, son troisième enfant, a été blessé.

23 août 2004 | - : Israël Palestine


Enfant de 8 ans tué en août 2004 par l’armée israélienne, près de sa maison à Naplouse (Alaa Badarneh)

Comme si un malheur n’arrivait jamais seul, Leila, dont les soldats ont assassiné l’époux en 1994, détruit la maison avec tout ce qu’elle contenait en 2002, emprisonné l’aîné de ses sept enfants, a eu le choc, samedi 21 août, de voir son troisième enfant, Makmood, âgé de 12 ans, blessé à la tête. Il se trouvait devant la porte de sa maison, à Market Street, quand une dizaine de jeeps chargées de militaires ont envahi le camp ; ces derniers ont tiré.

Pourquoi laisser sortir les enfants dans la rue alors que c’est dangereux avons-nous demandé à Leila : « Les soldats viennent tous les jours, toutes les nuits. Nous ne pouvons pas garder les enfants enfermés tout le temps. Il y avait beaucoup d’enfants quand les soldats ont tiré. Ils en ont blessé huit en quelques secondes. Ils ont tiré sur les ambulances pour les empêcher de transporter les blessés. Même quand tout le monde rentre chez soi les soldats trouvent le moyen d’exciter les enfants et de les attirer dehors. Ils les insultent par haut-parleurs. L’autre jour ils disaient : " Celui qui n’est pas un espion qu’il ose sortir. Sortez fils de pute si vous avez des couilles ". Parfois ils insultent notre religion. C’est difficile pour des garçons de ne pas sortir, même. C’est leur dignité de montrer qu’ils ne sont pas des chiens ».

Chaque semaine il y a des enfants qui meurent ou qui sont mutilés à vie ici dans le district de Naplouse et un peu partout en Palestine.

Ce sont les familles, les parents des soldats de l’Etat juif d’Israël qui devraient s’émouvoir, se mobiliser, intervenir auprès de leurs autorités, afin qu’ils cessent d’envoyer leur armée tuer des enfants palestiniens.

Avant-hier, à Naplouse, les manifestants ont crié, le cœur serré, le cœur brisé « Arrêtez de tuer les enfants de Balata ».

Silvia Cattori