Cheikh Ahmed Yassine / Ariel Sharon
Cheikh Yassine était un opposant politique.
Israël, l’a assassiné. Or le sang et la mort que l’Etat juif répand de la sorte ne semble pas poser un problème moral aux alliés d’Israël.
Qui sont les "terroristes" ? Ceux qui violent la terre et le ciel d’un peuple sans armée avec missiles et roquettes, ou ce même peuple qui se rebelle contre les exactions ?
Après l’assassinat
(Al-Jaazeera)
Exécuter un homme, handicapé, désarmé, au sortir d’un lieu de prière dans une chaise roulante, est un crime imcompréhensible.
Cheikh Yassine n’était ni un délinquant ni un criminel. C’était un homme qui appelait son peuple à exercer son droit légitime de résister.
Résister contre une puissance militaire occupante, y compris par les armes, n’est pas un crime. C’est un droit internationalement reconnu à tout peuple occupé.
Quand nous entendons des analystes, comme Alexandre Adler, répéter que Yassine « incarnait la radicalité du combat contre l’Occident » nous sommes scandalisés : M. Adler ne fait que colporter la propagande de l’occupant israélien et donner une justification à ses crimes de guerre.
Quand les parlementaires de l’Union européenne ont désigné, par leur vote, l’aile politique du mouvement islamique Hamas comme une organisation "terroriste" ils ont donné le feu vert à Israël pour tuer Cheikh Yassine.
Cela est gravissime. C’est oublier que le Hamas en Palestine est un mouvement de résistance contre l’occupant.
Vouloir liquider le Hamas c’est liquider la lutte de tout un peuple. Si Israël veut en finir avec le Hamas il va devoir tuer les centaines de milliers de Palestiniens qui y sont affiliés.
Tuer Cheikh Yassine c’est tuer l’âme de la Palestine.
Silvia Cattori