Rafah, 26 décembre 2003 (rafahtoday)
Il y a des milliers de jeunes malheureux, dont l’avenir est fermé, et que les incessants abus de l’occupant israélien poussent à la folie, à sacrifier leur vie, pour défendre la dignité de leurs familles.
Les Palestiniens sont en grand danger.
Je crois que peu de gens au-dehors ont pris la mesure de la gravité des exactions auxquelles les soldats israéliens se livrent contre ces population isolées, enfermées dans ces prisons à ciel ouvert que sont Gaza, Naplouse, Balata, Jenin, Tulkarem, par exemple, ainsi que quantité de villages - prisons.
Ce qui se passe en Palestine est bien plus terrible que ce que l’on nous raconte dans les médias. Il est difficile de l’illustrer par des images, car les soldats israéliens ont l’ordre de ne pas laisser les témoins, dont les journalistes et les cameramans, rester à proximité des lieux où ils sont en train de commettre des crimes de guerre.
C’est pourquoi, en revenant, j’éprouve un sentiment d’étouffement chaque fois que je regarde les nouvelles sur la chaine publique de mon pays ou que je lis les journaux en général.
Et ce soir, quand j’ai entendu, une fois de plus, parler d’antisémitime, comme si celà était un vrai problème, j’ai résolu de vous écrire. [1]
Il est intolérable que des organisations communautaires, puissent incriminer des gens, les accuser "d’antisémitisme", par le simple fait qu’ils dénoncent les abus d’Israël contre les Palestinens et la situation de détresse et d’insécurité dans laquelle ils sont jetés.
Ces accusations "d’antisémitisme" sont abusives. Elles blessent injustement des braves gens : nous ne pouvons plus continuer de les tolérer. Car elles servent précisément à distraire l’opinion des crimes commis par les forces israéliennes d’occupation.
Il est temps que nos autorités aient le courage de condamner la politique d’épuration ethnique de l’Etat d’Israël.
Silvia Cattori
[1] Lettre adressée à Mme Micheline Calmy Rey, Ministre des affaires étrangères de la Confédération helvétique