écrits politiques
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15 mai 1948, un douloureux anniversaire
Palestine 62 ans après la NAKBA
Le 15 mai 1948, au lendemain de la proclamation de l’État d’Israël, David Ben Gourion a mis en place une politique systématique d’expulsion. Ce plan consistait à terroriser l’ensemble de la population palestinienne ; à commettre suffisamment d’atrocités en un temps bref et semer la panique en son sein. C’est ainsi que les milices de Ben Gourion sont parties à l’assaut de nombreux villages palestiniens ; après les avoir encerclés, bouclés, les milices ont massacré hommes, femmes et enfants. Plus de 800’000 Palestiniens, ont été forcés à partir sans rien emporter. Ils n’ont jamais eu droit au retour. Ils vivent depuis lors entassés dans des camps de réfugiés en dehors d’Israël.
15 mai 2010 | Thèmes (S.Cattori) : Etat juif d’Israël Lobbies Palestine Crimes d’Etat

L’ « exode » des Palestiniens en 1948

Leur départ n’était pas du tout volontaire comme les autorités israéliennes l’ont prétendu. Il était le produit d’une politique d’épuration ethnique planifiée de longue date [1]. Pour comprendre ce que ce douloureux anniversaire appelé Nakba [2] représente encore aujourd’hui pour le peuple palestinien, ce bref commentaire du musicien Gilad Atzmon, ainsi que deux émouvantes vidéos.

À la question « Les Israéliens ou les juifs n’ont-ils pas droit à disposer d’un foyer national, d’un foyer en sécurité ? », Gilad Atzmon répond :

« Si l’on parle dans l’absolu, la réponse est NON. Si les juifs avaient jamais eu un droit à disposer d’un foyer national, ce droit ils l’ont perdu il y a fort longtemps. Comme nous le savons, le sionisme a célébré la renaissance nationale juive sur le dos du peuple palestinien.

Permettriez-vous qu’une bande de fanatiques italiens envahisse votre maison, à Athènes, simplement parce qu’ils sont convaincus que votre habitation faisait autrefois partie de l’Empire romain ? Ils pourraient toujours affirmer que votre maison appartenait à leurs ancêtres romains. A coup sûr, ces Italiens ne s’en tireraient pas à si bon compte. C’est pourtant ce que les sionistes ont réussi à faire, tout du moins pendant un certain temps.

Il n’y a pas de place pour un État raciste célébrant ses symptômes tribaux au détriment d’autrui. ». [3]

- Vidéo illustrant la Palestine touchante et paisible d’avant la Nakba de 1948 :
http://avoicefrompalestine.wordpress.com/2010/05/14/palestine-before-the-nakba-1948/

- Vidéo illustrant les horreurs endurées par les Palestiniens depuis 62 ans :
http://avoicefrompalestine.wordpress.com/2010/01/14/this-is-zionism-1/

Silvia Cattori



[1] Lors de la proclamation de "l’Etat juif d’Israël" en 1948 - donc Etat pour juifs seulement - les Palestiniens possédaient 91% de la Palestine historique et les sionistes 6,7%. Aujourd’hui Israël occupe objectivement 100% de la Palestine.

[2] La Nakba (catastrophe en arabe) n’a jamais cessé. C’est l’histoire de l’anéantissement délibéré de la Palestine. Un anéantissement accompagné de massacres et d’expulsions programmés contre ses habitants arabes. La Nakba est un processus toujours en cours ; ce n’est pas du passé.

Sur ce sujet, et la politique systématique d’apartheid menée par l’État d’Israël, voir :
- la video d’un remarquable exposé donné (en anglais) par Hazem Jamjoum, sous le lien : http://www.youtube.com/watch ?v=mXlhnvqw1AY
- et l’article « Not an analogy : Israel and the crime of apartheid », par Hazem Jamjoum, The Electronic Intifada, 3 avril 2009.

[3] « En route pour Athènes », par Gilad Atzmond, palestine-solidarité.org, 14 mai 2010.

Texte original en anglais : « On my way to Athens », par Gilad Atzmon, gilad.co.uk, 14 mai 2010.


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